Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

EskaWorld

EskaWorld

Culturellement indépendant


Goal of the Dead

Publié par Eska sur 17 Avril 2017, 18:33pm

Catégories : #Cinéma

Goal of the Dead

Benjamin Rocher (Première Mi-Temps)

Thierry Poiraud (Seconde Mi-Temps)

2014

Je ne suis pas fan de ce genre de film, encore moins si c'est français, considérant souvent que les moyens mis en oeuvre ne sont pas toujours suffisant pour assurer la crédibilité des effets spéciaux quand le scénario ne tombe pas dans un mélo de téléfilm risible. Malgré tout, quand ce DVD est arrivé dans mes mains, j'ai eu envie de voir ce que ça donnait et je n'ai pas été déçu !

L'Olympique de Paris se dirige vers Capelongue pour leur première rencontre en 17 ans. Samuel, ancien joueur de Capelongue, avait été débauché à l'époque par le club parisien. Un départ que les habitants ont encore en travers de la gorge. La rencontre n'aurait pu être qu'un match tendu mais c'était sans compter sur une banale erreur de livraison qui met entre les mains du médecin local un virus très puissant de la rage. Administré à son fils Jeannot, ce dernier se transforme en zombie et répand le virus au stade où tous les habitants du village sont réunis. Quelques survivants tentent alors de s'échapper.

Comment ce film a-t-il pu passer inaperçu ? Il est vrai que le genre cible un public bien précis et très stricte (quoi que la série The Walking Dead semble l'avoir élargi). Même si d'autres films français comme La Horde de Yannick Dahan et Benjamin Rocher s'en sont plutôt bien sortis, celui-ci n'aura pas eu autant de succès. D'après la fiche Wikipédia du film, il s'agirait d'une volonté des producteurs d'imposer une sortie Blu-Ray / DVD lors de la Coupe du Monde et donc d'assumer une sortie restreinte sur grand écran au printemps alors que les programmations sont bouclées. Qu'à cela ne tienne, si vous avez l'occasion de tomber dessus en médiathèque comme ce fut mon cas : foncez !

Le film est divisé en deux parties, à l'image d'un match de foot. La première mi-temps présente les personnages, les enjeux entre les uns et les autres (et donc les difficultés qu'il faudra surmonter) et le début de la propagation du virus. La seconde mi-temps quand à elle se concentre sur les quelques survivants qui tentent de s'enfuir de ce monde apocalyptique. Deux films par deux réalisateurs différents comme les films grindhouse dont il s'inspire (un genre encensé par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez avec Boulevard de la Mort et Planète Terreur quelques années auparavant). Si le format est assez étonnant, il n'est pas trop dérangeant et permet de développer les personnages un peu plus qu'à l'accoutumée dans ce genre de film qui est ramené finalement à 2h20 environ.

Toutefois, on sent un manque de rythme entre les 2 films. Le premier est très bien posé, assurant un début de suspense important et des personnages bien ancrés dans leur rôle tandis que le second parvient difficilement à trouver entre rythme entre les quatre groupes séparés. Les liens tissés entre les protagonistes sont tels qu'ils n'ont parfois rien à échanger au point de piétiner sur place quand ce n'est pas le face-à-face final qui s'achève en trop peu de temps pour assouvir notre intérêt et c'est bien dommage. Mais cette 2e partie se rattrape sur les effets spéciaux tout simplement déments !

C'est sans parler des effets de lumière qui donne toute sa puissance au film. Entre le stade enfumé et rougeoyant des torches lancées sur le terrain ou encore les lumière blafardes des vestiaires sans jamais paraître trop sombre, on sent vraiment là aussi que les chef op se sont fait plaisir à mettre en lumière le film. Je trouve justement qu'on ne voit pas assez souvent ce genre de mise en lumière dans les films français et c'est bien dommage, car quelques teintes de couleur par-ci, par-là donnent un tout autre regard de l'image, une image que l'on apprécie de regarder pour ce qu'elle est et non pour ce qu'elle dit.

Dans ce genre de film, on s'attend à des morsures bien glauques, de la chaire en putréfaction et du sang par hectolitre. Or ici, à part quelques scènes d'explosion sanguinolente, le dégoût vient plutôt des échanges d'écume entre les contaminés dans de grands jets de vomissement bien droit dans les visages. Une transmission pour le moins originale bien qu'un peu gore. Mais dans tous les cas, on sent que l'équipe du film s'est vraiment fait plaisir à tourner ça et c'est sans doute ce qui lui donne cette fraîcheur qui n'en fait pas un mauvais film.

De bonnes idées, des effets spéciaux au top et une réalisation qui n'a pas peur de se mouiller, Goal of the Dead est un bon divertissement sans chercher à faire passer de message et qui s'assume totalement pour ça. Bref, je vous le conseille.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents