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Culturellement indépendant


Final Hours

Publié par Eska sur 9 Mai 2017, 20:56pm

Catégories : #Cinéma

Lecture en musique

Final Hours

These Final Hours

Zak Hilditch

2013

Il y a peu, je vous parlais de Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare pour lequel j'avais finalement sauté le pas suite à la vidéo du Fossoyeur de films : 3 films de fin du monde. Parmi eux, il y avait aussi Final Hours qui me faisait de l'oeil, déjà parce qu'il avait l'air bien stylé et puis parce que le Fossoyeur en faisait une superbe critique. Il m'aura fallu un peu plus de temps pour mettre la main dessus mais j'ai enfin pu trouver un exemplaire (merci le prêt entre médiathèques).

L'astéroïde vient de s'écraser sur Terre. L'Amérique, l'Afrique et l'Europe ne sont plus. L'Australie est le dernier pays sur lequel le nuage s'abattra dans 12h. La fin du monde arrive et il n'y a nulle part où aller. Entre ceux qui mettent fin à leur jour, ceux qui disjonctent et ceux qui espèrent il y a James. Ce dernier a prévu de vivre ses derniers instants dans une orgie festive entouré de sa copine et de suffisamment de poudre pour oublier la peur qui le tenaille. Mais James doute. Il vient de laisser la femme à qui il tient réellement et se retrouve avec une gamine sur les bras qu'il vient de sauver. Que faire de ces dernières heures qu'il lui reste à vivre : agir égoïstement ou faire une bonne action ?

On a tendance à croire que le cinéma regorge de films de fin du monde. Et ben pas tant que ça en fait. Car quand ce ne sont pas des films post-apocalyptiques, ce sont des films où les héros déjouent les événements, soit en mettant fin à la fin du monde, soit en faisant partie des survivants (Armageddon, Deep Impact, Independence Day, 2012, etc.) Mais là non, rien, niet, nada, la fin arrive et tout le monde va y passer. Le cadre posé, voyons comment les gens réagissent...

C'est une vision profondément pessimiste que le réalisateur nous propose là. En effet, il ne laisse guère de choix à ses protagonistes qui ont le choix entre devenir barges, partir avant la fin, seuls ou avec leur proche, croire à une survie possible ou bien profiter de leurs derniers instants. Loin des grands mouvements de foule comme Hollywood aime si bien les montrer, là on a affaire à des rues vides. Où sont les gens qui ont déserté ? Certains sont pendus dans la rue, d'autres ont préféré l'intimité de leur maison pour s'ouvrir les veines, d'autres encore attendent tranquillement chez eux... Mais voilà, on a l'impression que tout le monde est déjà parti. Il faut dire que l'action se déroule à proximité du littoral face auquel le nuage arrive.

Mais derrière ce pessimisme se cache au contraire beaucoup d'espoir, celui de lier une amitié presque parfaite entre James et Rose, une petite fille qu'il a recueilli après l'avoir sauvé. Il y a un côté fraternel qui se dégage de cette relation. Fraternel mais aussi paternel. Au départ James ne veut pas de ce qu'il considère comme un obstacle à son objectif mais rapidement, il se rend compte qu'il a une responsabilité envers elle. En fait, elle le ramène tout simplement à la réalité qu'il refuse d'accepter. Les deux personnages ont autant besoin l'un de l'autre pour accomplir ce qu'ils désirent réellement en ces dernières heures.

Bon côté réal, ça envoie du lourd quand même avec ce petit côté film d'auteur indé qui te chope bien comme il faut dès le départ. Perso je me pause toujours la question : est-ce que j'ai vécu des événements en direct ou est-ce que j'ai assisté à un souvenir ? Un peu les deux. Le personnage nous offre des souvenirs au milieu de ses espoirs, si bien qu'on ne sait pas toujours s'il s'agit de l'un ou de l'autre, ce qui est totalement voulu. Visuellement, le film est sublime avec son côté orangé, ça donne une chaleur de plus en plus intense, de plus en plus oppressante et le tout est bercé par quelques discours radiophoniques laconiques mais propres, je sais pas pourquoi ça me rappelle John Carpenter d'ailleurs... Côté scénario, je lui reprocherais bien quelques longueurs à un moment donné mais le reste tient plutôt bien la route.

Bon, pas besoin de s'étendre davantage, encore une fois, je vous invite à le voir. Il est pas aussi merveilleux que pouvait l'être Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare mais il a le mérite d'offrir une vision plus juste de ce que pourrait être de dernières heures avant la fin.

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