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La Poudre à Prout du Pr. Séraphin

Publié par Eska sur 2 Mai 2017, 09:09am

Catégories : #Cinéma

La Poudre à Prout du Pr. Séraphin

Doktor Proktors Prompulver

Arild Fröhlich

2014

Quand tu tombes sur un film comme ça en rangeant les DVD, tu ne peut t'empêcher de te dire qu'ils font vraiment n'importe quoi... et puis tu te dis que quand même c'est pas possible, qu'il faut le voir pour le croire et ni une, ni deux, le DVD finis dans ton sac. Et alors que tu t'attends à une niaiserie complète... tu accroches carrément parce qu'il faut le dire, c'est un film qui pète !

Lise, une jeune écolière issue d'une famille au règlement strict, rencontre son nouveau voisin, le petit Bulle. Avec sa fougue naturelle, le jeune rouquin entraîne Lise à la rencontre du Pr. Séraphin, un scientifique farfelue qui enchaîne les expériences ratées. Dernier échec, une poudre qui se révèle provocatrice de flatulences. Mais avant de pouvoir assurer le succès de leur nouvel ami, les enfants vont devoir affronter Thrane et ses garçons, un scientifique malhonnête...

Peut-on réellement proposer une oeuvre crédible avec l'idée d'une poudre qui fait péter et qui serait si puissante qu'elle permettrait de voler ? Et bien figurez-vous que oui ! Déjà par la base de l'histoire puisque le film est une adaptation d'un roman jeunesse de Jo Nesbo, un auteur norvégien plutôt connu pour ses romans policiers. Aussi la trame scénaristique fonctionne bien, et sans avoir lu le livre, je pense que le contexte de l'histoire reste assez fidèle au roman. Les critiques font d'ailleurs remarquer qu'il s'apparente à une oeuvre de Roald Dahl, d'où l'aspect décalé de l'univers qu'on nous présente ici.

Car du décalage il y en a et c'est vrai qu'on reconnaît les stéréotypes bien ficelés qui entourent les personnages. Le père de Lise est un militaire qui ne vit que pour le commandement, passant ses journées à lustrer ses armes à feu (qu'il n'hésite pas à pointer sur sa fille au moindre pet de travers) tandis que la mère est aussi maniaque de l'ordre (n'hésitant pas à repasser les vêtements de sa fille directement sur elle). A l'inverse, la mère de Bulle s'affiche comme une mégère qui passe ses journées au téléphone. Séraphin passe pour un professeur illuminé avec son apparence débraillé tandis que son rival se montre gras et propre sur lui. Les deux garçons qui font office de rivales à nos héros se montre du même acabit, avec un petit pois à la place du cerveau comme il est de bon ton de le faire. D'autres éléments viennent se rajouter dans cet univers fantasque comme un serpent géant qui rode dans les égouts de la ville.

Mais ce qui m'a le plus marqué dans ce ville, c'est sa réalisation. Belle et soignée, elle me donne l'impression d'être un mix entre Tim Burton et Jean-Pierre Jeunet (excusez du peu). Avec ses cadres larges et ses couleurs chatoyantes, on a vite l'impression d'être dans l'univers de l'un filmé par l'autre. C'est asse prodigieux, comme quoi, on peut réussir un bon film sur un sujet aussi risqué. Je n'irais pas jusqu'à crier que c'est un chef d'oeuvre mais simplement que j'ai passé un excellent moment devant cette comédie que je n'hésiterais pas à proposer à un jeune public qui y trouvera son compte sans pour autant se laver le cerveau.

Si vous avez l'occasion de tomber sur cette petite perle, n'hésitez pas.

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