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Culturellement indépendant


The Legend of Zelda : Breath of the Wild

Publié par Eska sur 24 Juillet 2017, 10:10am

Catégories : #Jeux video

The Legend of Zelda : Breath of the Wild

Hidemaro Fujibayashi

Nintendo

2017

Amnésique après un sommeil de 100 ans, le héros Link a pour mission de vaincre le terrible Fléau Ganon avant qu'il ne détruise entièrement le royaume d'Hyrule. Mais pour cela, il doit réactiver les 4 créatures divines qui l'aideront dans sa quête.

Autant le dire tout de suite : je n'aime pas la saga The Legend Of Zelda. Le premier auquel j'ai du jouer était Link's Awakening sur GameBoy (une copine m'avait prêté le jeu) et je le trouvais assez difficile et surtout long et je n'ai pas été jusqu'au bout dans le temps imparti de mon prêt (ma copine était fan donc elle voulait le récupérer rapidement.) Bien plus tard, je me suis plongé dans l'aventure de Ocarina of Time sur 3DS, l'occasion de découvrir un peu plus en profondeur l'univers de cette saga. Malgré que je sois allé au bout du jeu, hormis le principe de voyage dans le temps que je trouvais intéressant, le monde d'Hyrule dans lequel se déroule le jeu me paraissait désespérément vide et le scénario trop simple. Aussi, alors que le monde du jeu vidéo entre ses journalistes, ses concepteurs et ses fans ont encensé le dernier reboot de la saga sur Switch, j'ai pris mon courage à 2 mains pour voir ce qu'il en était.

Cela fait donc 2 semaines que je parcours le jeu, presque non stop s'il ne fallait pas manger, dormir et aller travailler, et force est de constater que je me suis laissé prendre au jeu donc. Il faut dire que le système de jeu s'appuie sur la construction des contes classiques : le héros qui doit vaincre son ennemi juré mais qui pour cela doit récupérer des objets indispensables à sa quête. A commencer par des moyens d'augmenter ses capacités de vie et d'endurance pour lesquels il faut visiter de nombreux sanctuaires qui offrent des puzzles à résoudre assez intéressants. Bien sûr, tous ne sont pas obligatoires mais un certains reste néanmoins nécessaires pour obtenir suffisamment de vie pour récupérer la lame purificatrice, une épée légendaire qui facilite le combat face à certaines créatures dont Ganon. Aussi, cette quête annexe offre un bon moyen de nous faire rester dans le jeu, mais elle a aussi pour défaut de casser le rythme de l'histoire.

Comment ça casser ? Je m'explique : dans ce genre de jeu (on pourrait aussi Final Fantasy, Skyrim, etc.), on vous presse d'aller affronter l'ennemi puisqu'il n'y a que vous qui le pouvez. Or, vous pouvez passer des années à trouver et résoudre tous les sanctuaires et quêtes annexes que cela n'y changera rien, et ce n'est qu'au moment de passer la porte du combat final que tout se déclenche. Aussi, si les 4 premiers sanctuaires sont nécessaires pour débloquer l'accès à Ganon, les autres ne sont là que purement récréatifs. Et libre à vous de considérer que vous avez terminé le jeu en ayant réalisé que la moitié d'entre eux. (Mes personnages de Final Fantasy VII attendent toujours d'aller combattre l'ennemi final et son météore qui menace de s'écraser sur la Terre... depuis 10 ans !) (Oui il est vachement long à tomber) (Et oui, j'ai quand même terminé le jeu un jour)

Mais revenons-en à Breath of the Wild et à son scénario qui a, je le reconnais avec la plus grande joie, énormément gagné en maturité. A la base, The Legend of Zelda reste globalement l'histoire d'une princesse qu'il faut délivrer d'un ennemi puissant. Evidemment on incarne le chevalier ayant perdu la mémoire et qui retrouve petit à petit le fil des événements mais sans vraiment connaître les tenants et aboutissants de tout cela. Ici, le jeu s'attache à nous faire parcourir le royaume à la recherche de souvenirs clés qui rendront progressivement la mémoire à notre héros mais surtout qui nous permettront d'en savoir plus sur la relation entre les différents personnages. Les pensées profondes de la princesse Zelda, sa relation tumultueuse avec Link ainsi que son rejet par les autres héros. Link passe pour un mal aimé qui n'aura de paix intérieur qu'en réussissant l'épreuve pour laquelle il est destiné : sauver le monde. Une tâche lourde à porter et qui mérite d'apporter son lot de difficultés tant physiques que psychologiques. En bref, cela rend les personnages plus intéressants, plus forts, plus présents dans l'histoire et donnent ainsi plus de sens au jeu.

D'autant que ce dernier regorge de références et clin d'oeil à de nombreux films et autres oeuvres populaires. On reconnaît facilement les légendes du Roi Arthur lorsqu'il faut déloger l'épée de son socle de pierre. Mais on peut aussi citer l'univers de Miyazaki avec quelques personnages que l'on croiraient tout droit sortis de Totoro ou autres, les Bokoblins qui, s'ils ne sont pas nouveaux, me font d'ailleurs penser aux cochons d'Angry Birds. L'ascension des tours pour révéler la carte du monde à la manère d'Assassin's Creed ou encore la séquence du réveil de Ganon qui est fortement inspiré du combat de Gandalf contre le Balrog dans Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours avec cette chute dans les sous-sols du château et ce plan d'ensemble montrant les deux personnages. Une façon agréable de montrer que Nintendo n'est pas que centré sur ses univers propres.

Malheureusement, si tout semble s'être étoffé, l'univers du jeu reste à mes yeux désespérément vide. Certes, les ennemis apparaissent de manière aléatoire pour enclencher des combats et un système de renaissance redonnent la vie à ces derniers pour que les lieux visités ne restent pas vides trop longtemps. Les objets récupérés permettent de préparer des plats ou des potions ou d'être vendus pour acheter du matériel. Les PNJ donnent des indications sur la position des sanctuaires, certains nécessitent de résoudre quelques conflits pour débloquer l'entrée, mais au global, le nombre de village et d'habitants restent extrêmement faible par rapport à la grandeur de l'univers. Alors évidemment le jeu ne vise pas la même catégorie de joueurs que GTA V mais dans un monde aussi vaste, j'aurais personnellement aimé qu'il y ait plus à voir qu'une poignée de villages et de relais.

Au final donc, j'ai passé un bon moment sur ce Legend of Zelda. Je l'ai terminé 2 fois afin de connaître la "vraie" fin (celle qui nécessite d'avoir tous les souvenirs). Si j'ai galéré contre Ganon la première fois, la 2e victoire fut beaucoup plus rapide (il faut dire que j'avais préparé suffisamment de plats pour tenir). En revanche, je regrette que le jeu ne permette pas de retourner dans le monde d'Hyrule une fois le combat final enclenché. Le jeu s'arrête et il ne reste alors pour les joueurs que la possibilité de reprendre la dernière sauvegarde pour ressortir du château et continuer l'exploration. C'est dommage que l'on ne puisse évoluer dans un monde en paix pour terminer les sanctuaires ou la résolution de toutes les petites quêtes annexes (tant pis, la cité Gerudo ne sera jamais en paix)

Je reste donc sur un avis positif mais pas aussi parfait que semble l'avoir pensé beaucoup de monde. Le meilleur Zelda de la saga certes, mais pas le meilleur jeu vidéo de tous les temps.

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