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Culturellement indépendant


Amityville, la maison machiavélique...

Publié par Eska sur 30 Octobre 2010, 18:16pm

Catégories : #Cinéma

amityville.jpg

 

Amityville, la Maison du Diable

(The Amityville Horror)

 

Stuart Rosenberg

 

1980

 

Vieux film des années 80 qu’il me tardait de redécouvrir, j’ai profité d’une nuit d’insomnie pour revoir ce premier opus d’une trilogie qui a fait frissonner de nombreux spectateurs. On ne peut pas dire que j’en sois ressorti sans frissons mais pas au point de terminer ma nuit les lumières allumées.

Actualisation : Je l'ai revu il y a quelques mois, en soirée tout ce qu'il y a de plus normal et je me suis fait une sacré frayeur, je ne pensais pas qu'un film pouvait autant m'attendre, même en faisant autre chose à côté...
 
Une petite famille décide de racheter une grande maison à Amityville. Un an plus tôt, un jeune garçon d’une vingtaine d’années avait décidé de tuer les membres de sa famille, soit disant poussé par de mystérieuses voix. Mais la maison cache bien d’autres surprises, il semblerait qu’elle soit le refuge du diable qui décide de faire en sorte que les événements de l’année précédente recommencent une nouvelle fois.

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Ce film commence par un bain de sang. Introduction idéale pour un film d’horreur, alors que ce début semble annoncer des événements surprenants, la fin en revanche aura bien du mal à se sortir de la série B. En effet, le choix a été pris de ne pas faire un film de fantômes, les forces surnaturelles faisant davantage parties de la paranoïa collective qui s’installe petit à petit chez chacun des membres de ces nouveaux occupants. C’est ainsi que les spectateurs ne se retrouve pas rassuré puisque les personnages eux-mêmes ne se sentent pas rassurés.

 

On touche à la psychologie, et plus encore, on touche à la religion. Sans pourtant être engagé dans le catholiscisme, je me suis senti vraiment très mal à l'aise de voir ces gens d'église pris de panique, une panique profonde, liée à leur croyance. Une entité qui fait vaciller leur foi à tel point que cela en devient gênant. Et ce père de famille qui devient peu à peu de plus en plus violent et agressif, pareil à Jack Torrance errant dans les couloirs de l'Overlook la même année dans Shining (Stanley Kubrick). Autant d'images contrastées par le regard porté par la petite fille qui ne voit qu'un compagnon que d'autres croient imaginaires. Mais la chaise se balance bien toute seule, un moyen toujours aussi efficace pour signaler une présence invisible. Le film joue sur les nerfs de ses personnages pour atteindre ceux du spectateur, mais pour celui-là, au même titre que L'exorciste (The Exorcist, William Friedkin, 1973) par exemple qui implique le spectateur qui veut bien se prêter au jeu de la croyance, celle de la force spirituelle, sans quoi ça ne marche pas.

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Malheureusement, cette manière d’agir s’épuise, lorsque le secret de la cave est révélé : cette maison cache bien plus de mystères qu’elle n’en laisse paraître. Les effets spéciaux prennent alors aujourd’hui une allure grotesque et les personnages perdent un peu de leur charisme. Au final, on assiste à un acte de bravoure touchant mais presque inutile. Sans oublier les innombrables clichés et reprises de films tels que L’exorciste ou encore Shining, alors que le père de famille tente de défoncer la porte de la salle de bain à la hache.


Ainsi, Amityville apparaît comme un premier film prometteur qui aura su faire frissonner son public, arborant l’étiquette « histoire vraie » dans son dénouement, ainsi que son montage, laissant apparaître le film comme le journal de faits divers survenues dans une maison. L’ambiance reste tout de même présente et l’on ne s’étonne pas d’avoir vu une suite à ce film.

 

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