Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

EskaWorld

EskaWorld

Culturellement indépendant


Arrêt sur Image, meurtre à Xanadu

Publié par Eska sur 12 Novembre 2010, 10:45am

Catégories : #Littérature

arret-sur-image.gif

 

Arrêt sur Image

 

Stan Nicholls

 

1997

 

Silvester Withbourne, milliardaire célèbre, vient de trouver la mort dans un accident. Son héritage se compose d'un domaine gigantesque nommé Xanadu, et devenu un véritable musée du cinéma au fil de ses trouvailles. Ben, Lorna, et tous les membres de la famille Withbourne, sont venus écouter le testament. Mais après lecture, les héritiers se font tuer les uns après les autres. Un tueur fou rôde-t-il dans les alentours ou serait-ce l'oeuvre d'un des héritiers pour toucher une part plus grosse ? L'enquête est menée.

 

Gros gros coup de coeur pour ce petit roman de la collection Vertiges des éditions Hachette Jeunesse. Bien qu'il ne soit pas au goût du jour pour les bambins d'aujourd'hui, il reste un véritable livre hommage pour tous les passionnés de cinéma. A commencer par le nom du domaine : Xanadu, investit par un célèbre milliardaire qui décède, hommage direct à l'un des films les plus reconnus du cinéma : Citizen Kane (Orson Welles, 1940). Par la suite, ce sont davantage de références : les statues de John Wayne, King Kong, ou du monolithe de 2001 : l'odyssée de l'espace (2001 : a space odyssey, Stanley Kubrick, 1968), les maquettes de bâteaux, le sous-marin du Capitaine Némo ou encore le célèbre requin des Dents de la Mer (Jaws, Steven Spielberg, 1975), la description des logos des grands studios américains au début de la vidéo testamentaire, et la scène de l'accident du vieux Silvester, à cause d'une orange, m'a curieusement fait penser à un clin d'oeil au Parrain (The Godfather, Francis Ford Coppola, 1972).

 

Le livre se lit assez bien, l'enquête piétine, mais les meurtres se succèdent sans tomber dans le voyeurisme et la cruauté des thrillers adultes, d'autant que chacun est tourné comme un accident. L'auteur utilise les bonnes vieilles méthodes d'autrefois qui limite en partie la violence : un coup de feu tiré, un objet qui vient frapper un personnage, une mauvaise chute, un poison, etc. Le tout avec une progression très intéressante. Si le premier meurtre n'est découvert que par le son produit par le fusil, provoquant alors un effet de surprise, le second use beaucoup du suspens, et n'est pas sans rappeler La Féline (Cat People, Jacques Tourneur, 1942) avec ce personnage que l'on suit alors qu'il va faire quelques brasses dans la piscine quand une mystérieuse ombre apparaît pour mettre en marche un mécanisme mortel. Par la suite, c'est devant un film d'horreur que l'un des héritiers ne répondra plus alors qu'il paraît tranquillement assis sur sa chaise.

 

Bref, vous l'aurez compris, si ce livre aura un impact limité sur des enfants qui ne s'intéressent pas au cinéma, pour les vrais passionnés, c'est un véritable petit bijou. Mais malheureusement, combien sont-ils aujourd'hui à avoir vu les films cités plus haut à l'âge de 12-14 ans ? En tout cas, pour nous les passionnés un peu plus âgés, si l'intrigue reste légère, son contexte sait nous ravir.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents