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EskaWorld

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Culturellement indépendant


Avatar, la récompense de 10 ans d'attente...

Publié par Eska sur 4 Septembre 2010, 19:27pm

Catégories : #Cinéma

avatar2.jpg

 

Avatar

 

James Cameron

 

2009

 

Après avoir découvert Avatar en 15 minutes, après avoir patienté encore plusieurs mois, après avoir trouvé le bon moment pour me jeter sur ce petit bijou tant attendu, voici ce que j'en ai pensé. Une critique qui date d'il y a 9 mois, toujours aussi révélatrice de ce que je pense du film.

 

Janvier 2010

 

Jake Sully, marine paraplégique, remplace son frère décédé pour le projet Avatar sur la planète Pandora. Il va alors retrouver l'usage de ses jambes en commandant à distance le corps d'un Na'vi afin d'intégrer leur communauté. Sa mission : les faire quitter l'Arbre-maison, lequel repose sur le plus important gisement de minerais de la planète. Adhérant peu à peu à leur communion avec la nature, Jake va devoir trahir les siens et faire face à la fureur de l'armée, commandée par le terrible colonel Quaritch.

On l'annonçait comme un film révolutionnaire et on ne peut pas totalement dire le contraire. La 3D est véritablement au top, et croyez-moi, de tous les films que j'ai pu voir en 3D, c'est de loin celui qui est le mieux conçu. Contrairement à des films comme Voyage au Centre de la Terre 3D (Eric Brévig, 2008) ou encore Meurtre à la Saint Valentin 3D (Patrick Lussier, 2009), ici pas question de faire dans l'effet de foire à grands coups d'objets censés surgir de l'écran, et qui pour ma part ne marchent absolument pas, Avatar n'use de la 3D que pour donner une impression d'immersion totale au spectateur sur la planète Pandora.
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En effet, il semble falloir remettre en question la nature de la 3D, car contrairement à ce que l'on pense, celle des films de cinéma ne font pas sortir l'image de l'écran, la 3D creuse l'écran, comme si le spectateur n'était plus face à une surface plane mais bien face à une réalité diégétique qui se déroule en temps réel devant le spectateur. De plus, Cameron n'a pas amplifié la rapidité comme c'était aussi trop souvent le cas dans les autres films. Ici, même les séquences rythmées sont faciles à regarder car elle prennent le temps de se dérouler à un rythme normal pour l'oeil qui a déjà fort à faire avec la résolution des différentes profondeurs de champ.

Il fallait bien une telle technologie pour donner à l'univers visuel de la planète Pandora toute sa puissance. D'autant que Cameron s'en donne à coeur joie si bien que le dépaysement est total ! Une nature luxuriante et animée d'une vie. On retrouve toute la poésie des oeuvres asiatiques dans cette oeuvre, notamment Miyazaki. Il n'y a qu'à voir les îles volantes pour penser au Château dans le Ciel (2003). Mais Cameron ne s'est pas seulement inspiré du cinéma, mais aussi sans doute du jeu vidéo. D'ailleurs, je trouve qu'il y a une similitude entre la révolution 3D de ce film et celle que Myst a provoqué à sa sortie.
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Le jeu vidéo parlons-en puisqu'il en est question. Et là je trouve Cameron totalement en avance sur son temps. Alors que notre futur post-2000 s'annonçait lié aux robots, Cameron nous annonce un futur beaucoup plus réaliste, celui de l'incarnation d'un corps à distance. Certes, celui-ci n'est pas virtuel, mais le procédé est bien là : Jake s'installe et se connecte à son double Na'vi, pareil à un joueur qui lance sa partie de jeu en réseau. Oui car tout comme les MMORPGs, la vie continue autour de l'avatar de Jake alors qu'il n'est pas connecté. L'avatar, c'est aussi l'incarnation d'un Dieu, Vishnu entre autre pour les hindouistes, Toruk Makto pour la tribu Na'vi.Autant dire que l'emploi de ce terme comme titre du film décrit bien les enjeux qui s'y déroulent.

Jérémy décrit dans son blog l'opposition entre SF et fantaisie dans cette oeuvre. De mon côté, je remarque que Cameron réemploie ses thèmes privilégiés, notamment le rapport homme/robot. A l'image d'Aliens (James Cameron, 1986), les soldats contrôlent des machines destinées à la fois à les aider dans leur travaux comme pour la guerre. Ces extensions du corps apparaissent comme une 2e peau, pareil à celle de Jake dans son avatar Na'vi. Mais on constate également que Cameron laisse de côté les profondeurs aquatiques pour les profondeurs pour les cieux de Pandora.
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Côté mauvaise critique, on reproche à Avatar son histoire trop simple. Il s'agit d'une adaptation de la conquête de l'Ouest, les Na'vis étant à l'image des indiens, peuple communicant avec la nature, face aux soldats qui agissent en vrai cow-boys. Il est vrai que pour le coup, le scénario n'a rien de révolutionnaire mais est au contraire très classique. Celui de l'anti-héros qui s'intègre dans une nouvelle communauté, dont l'apprentissage lui révèlera sa vraie nature de héros. Pourtant, quoiqu'on en dise, ce scénario, aussi simple soit-il, est pourtant bien ficelé et d'une durée très raisonnable.

Enfin, je finirais par un rapport étonnant, celui d'Avatar à la fin de cette décennie, et celui de Matrix (Andy et Larry Wachowski, 1999) à la fin de la décennie précédente. Une fois de plus, notre regard est porté par la technologie vers une remise en question de notre vie apparente. Alors que Matrix nous offrait la possibilité d'imaginer que toute notre réalité est numérique, Avatar peut nous donner à repenser notre rapport à la nature, surtout en ces temps d'intérêts écologiques. Deux décennies qui se terminent par des films révolutionnaires, technologiques et philosophiques, ce qui peut nous faire attendre 2019 avec déjà beaucoup d'impatience...

Au final, Avatar tient ses promesses de nous donner à voir un film qui révolutionne le 7e art. Et vu le succès encore croissant du film, on peut se dire que la technologie 3D a de bons jours devant elle.

 

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bobafettyann 12/11/2010 22:34


Alors, il faut absoooluuummment le voir! Il s'y dégage une telle poésie une telle noirceur, la version longue en DVD est encore mieux. Je pense avoir vu le meilleur film de loup garou, hormis celui
des années 30, dont ce fim est un remake. Les effets spéciaux, remarquablement discrets, et les transformations grandioses. Les décors, (le manoir, Seigneur, le manoir) les costumes, les
accessoires, la lumière les dialogues, les acteurs: tout est au top (je sens que je ne vais pas me faire des copains au regard des critiques de certains, mais ce sont cela les vertues de la
démocratie: exprimer ses goûts et ses joies en toute vérité avec liberté...)
Citations:"Même celui dont le coeur est pur, qui chaque soir dit sa prière peut devenir une bête lorsque fleurit la morts-aux-loups et resplendit la lune d'automne" Curt SIODMAK. (WOLFMAN).
"On dit qu'il n'y a pas de péché à tuer une bête. Seulement à tuer un homme. Mais où commence l'une, où finit l'autre? Gwen Conliffe (WOLFMAN).
"L'orbe blafarde, vierge incandescente
Que les mortels ont nommée Lune
Effleure de sa lueur
Mes flancs duveteux
Balayés par la brise nocturne."
Sir John TALBOT, citant le poème de SHELLEY: le nuage...(WOLFMAN).
"Ne regarde jamais en arrière, Lawrence. Il ne faut pas. Le passé n'est qu'horreur et sauvagerie." Sir John Talbot. (WOLFMAN). Bien cordialement.


bobafettyann 10/11/2010 17:00


J'ai aimé Avatar, cette année, c'est une prouesse technique, et le film est réussi et prenant...
Mais au risque de passer pour un hérétique et pour quelqu'un qui souffle contre le vent, j'ai largement plus apprécié Wolfman avec Benicio Del Toro: un conte gore et gothique à la magnifique
noirceur, aux références culturelles nombreuses et au dialogues exquis. Avez-vous vu ce film?
Pourrions-nous en débattre? A bientôt.


Eska 10/11/2010 21:18



Non pas vu... je n'ai toujours pas vu la version d'Universal, j'ai vu le Loup-garou de Londres, pas celui de Paris ni celui avec Nicholson et encore moins ce dernier... Je sais pas, le mythe du
loup-garou ne m'attire pas... c'est pourtant la transformation, la métamorphose, tout ça, mais j'ai du mal... m'enfin si je tombe dessus, je vous le dirais ;)



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