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Culturellement indépendant


Commando, toujours plus fort que Rambo !

Publié par Eska sur 3 Septembre 2010, 14:58pm

Catégories : #Cinéma

commando.jpg

 

Commando


Mark L. Lester


1986

 

Certainement l'un de mes films cultes lorsque je n'étais qu'un enfant, passionné de ce genre gonflé à la testostérone et surtout celle de Schwarzy, Commando reste encore aujourd'hui un film que j'ai plaisir à voir malgré un bon vieillissement.

Alors qu'il a pris sa retraite pour vivre avec fille, Matrix, un ancien béret vert, est surpris par un ancien dictateur qui souhaite revenir au pouvoir dans son pays. Il n'a d'autre choix que de coopérer s'il veut revoir sa fille vivante. Mais Matrix ne se laisse pas faire et décide de retrouver ce baron de la mafia qui s'est entouré d'anciens soldats d'élite dont certains ont servis avec Matrix. Désormais, il est seul et n'hésitera pas à combattre toute une armée pour retrouver sa fille.

On a kidnappé la petite fille du gros monstre vert alors il décide de flinguer tout le monde et de tout faire sauter. Ce que j'aime ce genre de films bien musclé, surtout quand c'est mené par un acteur connu qui a non seulement une présence plus qu'imposante à l'écran mais aussi un certain talent. Pas que Schwarzy égale Cary Grant, mais il a une certaine prestance dans ce type de rôle, sa carrure aidant, et donnant à son personnage une certaine crédibilité que d'autres ne réussissent pas toujours à avoir.

C'était le début des heures de gloire de cet ancien monsieur Univers, sa carrure est d'ailleurs valorisé à l'écran. Joel Silver avait bien compris que Schwarzy est un tas de muscle et qu'il faut que ce soit reluisant pour plaire. Aussi, sa première apparition montre que non seulement c'est gros et ça brille, mais que ce n'est pas que du faux, le géant portant tout naturellement sur son épaule un tronc d'arbre comme certains porterait une canne à pêche. Mais le géant n'est pas un monstre comme le montre toutes ces séquences où il joue et rit avec sa fille, interprétée par la jeune Alyssa Milano qui arbore déjà un fort caractère. La petite, malgré quelques frayeurs, est bien la fille de ce père musclé et rusé. Et c'est pour elle que le géant décide de tout entreprendre et de remonter la piste de ses ravisseurs sans se soucier de la mission dont ils l'ont chargé.

Un film d'action de ce genre doit montrer une certaine violence, et il faudra un jour que je compte le nombre d'hommes tués dans ce film car il semblerait que l'on bat un sacré record. En effet, à lui tout seul, Schwarzy dégomme à tout va flics, hommes de main et soldats jusqu'à deux face à face tant attendus dont celui qui l'oppose à son rival, un autre béret vert tout aussi enragé que lui. Course poursuite, fusillades, combats à mains nues, pour finir dans un combat au couteau de combat, remplaçant les traditionnelles épées du duel, pour finir en apothéose avec les poings, la tête et la rapidité. Et bien entendu à travers tout cela, quelques scènes cultes comme le shopping au magasin d'armes, apparaissant davantage comme un magasin de jouet, ou encore la préparation au terrain avec gilet pare-balles, grenades, munitions, peintures de guerre et j'en passe, pour arriver à une sorte de terminator humain suréquipé.

Le scénario s'enchaîne plutôt bien, passant d'un ennemi à l'autre sans véritable coup de facilité. Les scénaristes ont opté pour une histoire type ultimatum, avec un décompte qui sera, ou non, respect, renforçant ainsi le suspens du début à la fin. Et ils jouent la carte du second degré à fond avec des répliques type comme "c'est pas entre les yeux que je vais te viser, c'est entre les couilles !" ou encore "Des bérets verts comme toi j'en prends deux au petit déjeuner, et j'ai très faim - mais c'est pas possible d'être aussi macho" et ainsi de désamorcer la situation qui pend au nez de Matrix de voir sa fille mourrir entre les mains de soldats qui s'impatientent, comme cette réplique qui m'a toujours beaucoup marqué tellement l'image qu'elle renvoie est violente : "Une lame dans la gorge d'une enfant, ça s'enfonce comme dans du beurre".

Ainsi, Commando nous offre un de ces héros culte de film d'action unique à l'image d'un Cobra ou d'un McLane, sans toutefois laisser une grande émotion. D'ailleurs, lorsque le général lui demande une nouvelle aventure, Matrix ne répont-il pas "Aucune chance"? Tant mieux pour certains, dommage pour moi...

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Jérémy Zucchi 03/09/2010 21:13


J'ai vu plusieurs fois quand j'étais gamin. Plus bourrin tu meurt!
C'est drôle qu'il s'appelle Matrix, et que le film soit produit par Joel Silver... qui a produit "Matrix" 13 ans plus tard! lol


Eska 03/09/2010 22:12



Ouais j'y ai pensé en écoutant son nom, ça me fait toujours drôle ^^



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