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EskaWorld

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Culturellement indépendant


Dans la lignée des Mérovingiens et des Carolingiens

Publié par Eska sur 20 Août 2010, 21:23pm

Catégories : #Histoire

Introduction : L'Histoire de France au rythme du Métronome

 

De Saint-Germain-des-Prés à Saint-Denis

VIIe et VIII siècle

 

14. Le quartier Saint-Germain-des-Prés

(Article précédent : Le Parvis de Notre-Dame et ses alentours)

 

 

Nous sommes au VIIe siècle. La Gaule est devenues franque sous la lignée des Mérovingiens, dont Childebert est roi de Paris de 511 à 558 et il est profondément attaché à l'Eglise, tout comme ses prédécesseurs. Revenant de Saragosse avec quelques reliques précieuses, Childebert accepte la demande de Germain, l'archevêque de Paris, de lui construire une abbaye  pour les y entreposer. De là née la basilique Saint-Vincent-Sainte-Croix.

 

rue Mabillon (1)

Je ne suis pas sorti à la station Saint-Germain-des-Prés comme le proposait mon guide, mais à la station Mabillon. L'une des sorties débouche sur la rue de Montfaucon. A proximité, les rues Lobineau et Mabillon. Autant de noms qui ont pour moi un autre sens que celui de la "butte de Falcon" qui se situait du côté du canal Saint-Martin, car ils renvoient directement au jeu Les Chevaliers de Baphomet. Durant son aventure, Georges Stobbart arrive à Montfaucon où les ruines du gibet des rois est visible, c'est là qu'il découvre les catacombes en passant par les égoûts, puis il va discuter un expert en histoire des Templiers du nom de Lobineau, mais cela n'est pas étonnant d'ailleurs puisque ces noms ont également un rapport avec les Templiers. Pourtant, rien ici ne rappelle les Chevaliers du Temple. Ici se dressait autrefois la foire de Saint-Germain qui se déroulait chaque année. Les arcades de ces rues qui abritent désormais les vitrines des magasins, renvoient à ce que pouvait être le marché. Mais si l'on veut se rendre compte un peu de l'ambiance, il faut aller du côté de l'abbaye, où une vingtaines de tonelles sont alignées sur le trottoir, marchands de crêpes, de figurines, de tissus et autres objets décoratifs. Quand on voit l'étroitesse de ce petite marché au milieu d'une si grande avenue, il faut se l'imaginer puissance 1000 pour se rendre compte de celle de l'époque.

 

rue de l'échaudé (2)

rue de l'échaudé (1)

Je suis alors la rue de l'échaudé, comme il est dit dans le livre. Cette rue qui semble avoir été construite à 2 époques différentes tant l'architecture des façades qui se font face est différente. Mais cela n'est pas évident à voir pour un esprit non averti, et je doute que j'aurais vu quoi que ce soit si je n'étais pas plongé dans ce voyage historique depuis 4 jours. Je suis cette ligne, remarquant quelques détails qui me laissent penser au style de construction de l'époque. Pourtant, autrefois, c'est un mur qui se dressait à cet endroit, celui de l'abbaye. Si vous prenez un plan, vous verrez que la rue de l'échaudé n'est pas à côté de l'abbaye, ce qui vous laisse imaginer l'étendue de cet édifice. Continuant plus loin comme indiqué, je remarque cette fameuse maison étrange en forme de pointe.

rue de l'échaudé (3)

 

rue Bonaparterue des Saints-Pères (1)

Puis je suis les rues indiquées dans le livre, suivant le tracé de ces anciens murs. Je passe de nouveau sous l'eau, à l'endroit où se tenait autrefois un lit de la Seine, détournée pour les besoins de l'Eglise. J'essaie de retrouver tous les éléments donnés dans le livre, mais le temps me manque, et je n'en repère quasiment aucun, pressé de découvrir l'intérieur de l'abbaye avant de filer à Sainte-Geneviève à ce moment-là. Mais avant, je remarque un superbe portail et des façades bien abîmées que je ne saurais dater. Quelques végétation s'échappe au-dessus du mur, laissant facilement imaginer la décoration de cet endroit.

rue des Saints-Pères

Ma balade dans le quartier s'achève, loin d'avoir vu tout ce que le livre donnait à voir. Aussi, je me dit que je reviendrais me promener dans ce quartier lors d'une visite prochaine, afin de compléter ma collection de vestiges du passé. Pour l'heure, direction l'abbaye !

 

Article suivant : L'Abbaye Saint-Germain-des-Prés

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Jérémy Zucchi 21/08/2010 13:00


Ce qui est curieux en lisant tes articles c'est qu'il y a deux impressions contradictoires : il y a un passé extrêmement riche, et les restes sont nombreux et parfois impressionnants, mais aussi on
se dit qu'il n'y a quasiment rien de ce passé décrit, et qu'il faut voir dans des choses relativement récentes une continuité avec ce passé. Car le bâtiment aux arcades montré plus haut semble
assez récent, non? Fait comme si c'était un vieux bâtiment. Ou alors (trop) bien restauré.
Certains restent du passé frappent par le fait qu'ils brisent tout à coup le monde plus ou moins uniformes que l'on connaît, du XIXème à aujourd'hui. Ce portail est surprenant, quoique très simple,
à mon avis il date du XVIIème ou début du XVIIIème siècle, compte tenu de son côté un peu baroque. A vérifier.


Eska 21/08/2010 16:03



C'est un peu ça, on arrive sur des lieux où il y a très peu de vestiges antérieurs au XIIe siècle, tout s'est reconstruit par-dessus en plus grand, en mieux...après la Révolution a fait de son
affaire de tout ça et Haussmann a fini le boulot....


Mais j'ai toujours dit que Paris était un gruyère. Nombre de cafés, restaurants et autres salles de spectacles ou discothèques sont en fait dans caves voutées réaménagées. Après il y a énormément
de lieux où justement il n'est pas possible de reprendre des fouilles en raison des bâtiments qui sont au-dessus, donc c'est dommage...



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