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EskaWorld

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Culturellement indépendant


Empire du Soleil, la poésie des camps

Publié par Eska sur 25 Octobre 2010, 08:51am

Catégories : #Cinéma

empire-du-soleil.jpg

 

Empire du Soleil

(Empire of the Sun)

 

Steven Spielberg

 

1987



Alors qu'il vit paisiblement avec ses parents dans une riche banlieue chinoise sous domination anglaise, Jimmy ne se doute pas que l'invasion des japonais est proche. Bercé par ses rêves, il va se retrouver en plein cauchemar. Séparé de ses parents, soumis à lui-même dans une maison abandonnée avant de se faire arrêter et placer dans des camps où il devra apprendre à survivre aux côté de Basie, un américain peu scrupuleux qui profite des autres. Sa volonté de survivre et son imagination vont lui permettre de voir la guerre et la misère autrement.

Lorsque Spielberg passe derrière la caméra, il y va vraiment fort. Ayant toujours été intéressé par la guerre, notamment celle de 39-45, il a su parsemé sa filmographie de petits bijoux tous plus authentiques et magnifiques les uns que les autres. A travers ce film, il signe en effet une sorte de Liste de Schindler avant l'heure, mais l'action se passe en Chine, sous l'occupation japonaise, rien à voir avec les invasions nazis et les camps de concentration. Et pourtant, la Chine a aussi eu ses camps de déportation, destinés aux anglais et aux américains, l'Histoire ne s'est pas répétée par la suite mais a agit de la même façon à diverses endroits du globe. C'est pourquoi ce film a certaines allures de fresques historiques.
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Bien sûr on retrouve tous les thèmes chers à Spielberg. L'enfance et sa magie, sa facilité à rêver, à croire en un monde meilleur, mais aussi les crises mondiales, la guerre, les camps, un univers que Spielberg maîtrise déjà bien en 87 et qui lui servira par la suite. Il n'y a que lui pour montrer la guerre de manière aussi poétique, notamment avec l'explosion de la bbombe atomique qu'il nous fait passer pour une réaction divine de la mère de subsitut du petit Jimmy. Mais la réalité le rattrape bien vite et c'est par la radio qu'il se rendra compte que ce qu'il avait imaginé était tout autre. L'innoncence de l'enfance, qui est souvent le thème préféré de Spielberg devient ici son contraire, comment la guerre parvient à changer la vision d'un enfant, comment, à son adolescence, le petit Jimmy va apprendre à devenir un homme pour survivre, comment il va devoir quitter ce monde magique pour celui des adultes. La fin de l'innonce, la fin de l'enfance, la fin du monde.
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Si ce film est aussi émouvant, c'est non seulement parce que la magie de Spielberg et sa composition l'image, avec des teintes lumineuses très brillantes, des blancs cramés, donnant ainsi aux scènes l'impression de baigner dans une sorte de féérie constante; mais c'est aussi la présence d'acteurs remarquables tels que John Malkovich ou encore le tout jeune Christian Bale pour l'un de ses premiers films, qui explose à l'écran par son interprétation et son sourire enchanteur. Une fois de plus, Spielberg, spécialiste pour dénicher les jeunes talents, a su choisir le bon acteur pour lui confier le rôle principal de son film, un rôle qui était assez lourd à porter, mais que Bale a su prendre en main comme il le fallait. Et bien sûr, n'oublions pas au milieu de tout ça, les accords somptueux de John Williams qui apportent un énormes plus à ce film.
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Empire du soleil est avant tout une histoire dramatique avant d'être un film de guerre, une fresque historique sans aucune prétention, et un merveilleux conte féérique sur fond tragique, ce qui lui donne toute son ampleur.

 

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