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Green Lantern, une petite lueur qui aurait pu briller...

Publié par Eska sur 21 Août 2011, 12:06pm

Catégories : #Cinéma

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Green Lantern

 

Martin Campbell

 

2011

 

Les Green Lantern forment un Corps de justiciers élus parmi les milliers de planètes de l'univers. Mais un jour, une force titanesque se nourrissant de peur vient troubler le calme apparent et dévore l'esprit des Green Lantern. Abin Sur, l'un des plus vénérables justiciers du Corps des Green Lantern vient d'échapper à cette force nommée Parallax et se réfugie sur Terre. Blessé, il laisse l'anneau choisir le prochain justicier. La tâche incombe à Hal Jordan, pilote casse-cou de l'armée de l'air, réputé pour être sans peur. Mais Hal est loin d'être un justicier du Corps. Rejeté par les Green Lantern, il va être contraint d'affonter Parallax tout seul.

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Je ne connaissais absolument pas ce personnage issu des éditions DC Comics. Il faut dire que le super-héros n'est pas forcément le plus crédible dans le genre : une 2e peau verte en guise de costume avec un masque ne cachant que le yeux, le tout lié à une bague magique. Rien à voir avec le dessin animé Capitaine Planète (Captain Planet and the Planeters, Ted Turner, 1990) où un groupe de jeunes gens sont designés comme justiciers, capable d'invoquer Captain Planet en unissant le pouvoir de leur bague. Autre difficulté pour un premier film : la présentation de l'univers. Pour comprendre qui sont les Green Lantern, il faut expliquer ce qu'ils font, ce qui n'est pas une mince affaire. Et puis un personnage capable de créer ce qu'il veut par la pensée, on tombe totalement dans le fantasme pur sans crédibilité.

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Côté scénario, c'est donc un peu brouillon. A vrai dire, je trouve même qu'ils se sont plantés dans l'écriture. D'un côté on nous propose un personnage sans consistance qui doit affronter Parallax sous 2 formes différentes : celle d'un humain, qui semblerait être son ami, touché par le virus et qui prend des pouvoir surprenants, et celle d'une créature tentaculaire gigantesque qui débarque de l'espace. De l'autre côté, on laisse entrevoir des éléments, que la fin confirmera, et qui aurait mérité d'être développés dès ce premier épisode, à savoir le désir pour Sinestro, le meneur des Green Lantern, de devenir plus puissant.

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Autrement dit cet épisode ne servirait à rien si ce n'est présenter un contexte. Bien entendu, on retrouve tous les éléments-clés de ce genre de production : le numéro casse-cou du héros dès le départ, la jeune fille amoureuse, le sénateur véreux, l'ami jaloux devenant un ennemi, l'entraînement difficile du héros, ses doutes, ses capacités accrues, bref, rien de nouveau à se mettre sous la dent. Côté musique, James Newton Howard semble même avoir glissé quelques notes bien connues liées à un autre super-héros volant : Superman. Prêtez l'oreille, vous verrez qu'on ne s'y trompe pas dès que Green Lantern quitte le sol.

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Côté visuel, tout est assez visible, mais puisque l'on a compris dès le départ que l'on tentait de nous vendre du fantasme, alors soit, acceptons les effets visuels et les décors type "fond d'écran" d'ordinateur. A vrai dire, en voyant tout cela, je serais presque tenté de dire qu'on tente de nous vendre une série B comme un blockbuster.

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Au final, avec Green Lantern, on passe un assez bon moment devant ce film, idéal pour une fin de soirée où l'on peut poser les neurones, mais il ne faut pas chercher plus loin.

 

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