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EskaWorld

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Culturellement indépendant


Indiana Jones et la Dernière Croisade, le retour à la tradition...

Publié par Eska sur 6 Septembre 2010, 17:27pm

Catégories : #Cinéma

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Indiana Jones

et la Dernière Croisade

(Indiana Jones and the Last Crusade)

 

Steven Spielberg

 

1989

 

Troisième mais non plus dernier de la saga, découvert de mémoire en 92 alors que la VHS m'était offerte comme cadeau de Noël. Et je me souviens ne pas avoir attendu la diffusion familiale de la soirée tant il me tardait de découvrir les nouvelles aventures d'Indiana Jones à l'époque.

 

Un milliardaire envoie Indiana Jones à la recherche du Saint Graal, quête autrefois menée par son père, récemment disparu. Indy se dirigera vers l'Europe à la recherche d'Indice, mais un passage en Autriche lui permettra de retrouver son père et de découvrir qui sont ses réels ennemis : les Nazis.

 

Pour ce troisième opus, Spielberg revient à un style nettement plus proche du premier, voire identique : scène d'introduction à la recherche d'un trésor destiné au musée, rencontre avec Marcus Brody dans la salle de classe après un cours, passage chez lui, nouvelle mission et passage dans différents lieux du globe pour la résoudre. Puis il se rend dans un lieu qui part en fumée, la course-poursuite en bateau remplace sans aucun doute celle du panier et ainsi de suite. On retrouve aussi ses ennemis Nazis, avec un cruel général tout aussi archétypé dans son costume noir et sa droiture.

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Et une fois de plus également, il s'agit d'une mission pour retrouver un artefact divin, après l'Arche d'Alliance, auquel Spielberg fait un clin d'oeil direct, il s'agit de la coupe du Christ, le Saint Graal. Une fois de plus, les Nazis pensent pouvoir gagner la guerre grâce à ses pouvoirs magiques. Bien sûr, obtenir le Graal n'est pas si simple, et c'est ça qui est sympa, voir les différentes étapes vers de nouveaux indices, tout en remontant la piste qu'avait autrefois suivi le père d'Indiana. Et Spielberg prend la joie de jouer avec cette chasse au trésor qu'Indy avait fermement stipulé à ses élèves que ça n'existait pas.

 

Pour ce troisième épisode on retrouve aussi les fameuses bêbêtes qui vivent dans les galeries souterraines. Après les serpents du Puits des Âmes, les insectes géants du tunnel du palais de Pankot, voilà les centaines de rats des égoûts de Venise. J'adore ce passage qui rappelle tout simplement que sous les grandes villes peuvent reposer encore bon nombre de secrets historiques. Et cela malgré les propos tenus par Indy en classe : l'archéologie se fait dans les livres et non au fin fond de galeries secrètes, une leçon qu'il contredira d'ailleurs totalement dans Le Royaume du Crâne de Cristal (Steven Spielberg, 2008) en disant à un élève "Si vous voulez devenir un bon archéologue, il faut sortir de la bibliothèque !"

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Mais le point fort de ce troisième opus, c'est la présence d'un acteur de talent qui a de quoi disputer la vedette à Harrison Ford, il s'agit de Sean Connery, qui joue le père de l'aventurier. Ainsi, le film devient une sorte de buddy movie où les situations comiques deviennent davantage l'écart générationnel entre les deux compères. Ce duo inattendu nous permet d'en apprendre davantage sur l'éducation qu'à pu recevoir Indiana Jones. D'ailleurs, l'introduction du film se déroule durant sa jeunesse, là où le jeune a gagné son fameux chapeau qui ne le quitte plus.

 

On sent que la Guerre Froide a marqué les esprits, les affrontements se déroulant dans le désert. A vrai dire, un an plus tôt, un film sortait sur les écrans, opposant un soldat affrontant l'armée soviétique dans le désert afghan. Il s'agit de Rambo 3 (Peter MacDonald, 1988), et on se souvient bien de ce face-à-face final grandiose où Rambo affronte un hélicoptère de combat à bord d'un char d'assaut. Ici, on tient à faire mieux, et c'est ainsi que Jones se retrouve à devoir affronter un tank avec un simple cheval.

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Une séquence amusante du film, celui de l'autodafé. Alors qu'Indy a enfin récupéré le journal de son père malgré qu'ils soient recherchés par toute l'armée Nazie, Spielberg a eu le culot de le mettre face à face avec Adolf Hitler. Rencontre choc que le diablotin marquera de sa dédicace, croyant que l'officier qu'il a devant lui souhaite jeter son livre au feu. Mais ce qui me plaît le plus dans ce film, c'est le final, quand Indy doit passer les épreuves une par une pour rejoindre la caverne du Graal, gardé par un ancien chevalier Templier. Quatre épreuves toutes plus dangereuses les unes que les autres, et il m'a fallu pas mal de temps pour toute les comprendre.

 

Ainsi, la saga Indiana Jones se terminait à cette époque comme un western, les cavaliers chevauchant vers le soleil couchant. Le film d'aventure doit d'ailleurs beaucoup au western dont on retrouve de nombreux éléments, que ce soit la bagarres au début du Temple Maudit (1986) que l'on trouvera d'ailleurs plus pertinente dans Le Royaume du Crâne de Cristal, ou encore les affrontements sur le train au début de ce dernier opus. Autant de référence qui donne à la saga un style qui lui est propre et qui a tant marqué les esprits.

 

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