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EskaWorld

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Culturellement indépendant


La Gloire des Bourbon et la chute de la royauté

Publié par Eska sur 19 Novembre 2010, 16:35pm

Catégories : #Histoire

 

Introduction : L'Histoire de France au rythme du Métronome

 

Des Invalides à Bastille

XVIIe et XVIIIe siècle

 

36. Sur les traces de la Bastille

(Article précédent : L'Eglise Saint-Louis des Invalides)

 

 

Bastille (16)

 

Chapitre 12 : XVIIIe siècle. Arrêt de métro : Bastille.

Mon premier logement à Paris m'obligeait à par Bastille tous les jours. Cette station est d'ailleurs particulière puisque la ligne 1 sort à l'air libre tout en restant enfermée sur une plateforme dominant le canal de l'Arsenal. Du métro, on peut voir les péniches et autres bâteaux amarés à quai dans un ensemble qui fait très port de commerce. D'ailleurs, l'occasion m'a été offerte d'y retourner dès le lendemain, guidée par l'une de mes amies, pour un nouveau tour dans ce quartier et confirmer ainsi mes propos.

 

La Bastille était autrefois une grande forteresse qui fut bâti par Charles V au XIVe siècle. Elle servait aussi à entreposer les armes, d'où le nom que porte le canal : l'Arsenal. Mais pour une forteresse, on repassera, car elle fut toujours prise lors des sièges des différents siècles. Il y a beaucoup de fantasmes autour de ce monument, sans doute à cause de son rôle de prison et de sa fameuse prise le 14 juillet 1789. Pourtant de ce monument, il ne reste strictement rien, du moins, c'est ce qu'affirment les manuels scolaires, mais pour mon guide, ce n'est pas du tout vrai ! Et ce dernier m'invite à me rendre au bout du quai de la ligne 5 pour voir des pierres jaunies : de fameux restes de la Bastille !

  Bastille (4)

Il a quand même fallut que je fasse tout le tour du métro. Cette station est un vraie labyrinthe, d'autant qu'elle est actuellement en rénovation. Habituellellement, un couloir retrace l'Histoire de ce monument et présente, dans mon souvenirs, un fragment de mur, mais pour le moment, l'accès est condamné. Dommage. Mais cela ne m'epêchera pas d'aller admirer la magnifique fresque qui jalonne une partie des murs du quai de la ligne 1.

 

Je sors alors du métro après m'y être perdu plusieurs fois, et me voilà partieà la recherche de ces souvenirs oubliés. La colonne qui marque actuellement la Bastille avec son ange au sommet, le Génie symbole de liberté, tourne le dos à l'Opéra comme si l'ange se désintéressait de cette structure contemporaine mais bien abîmée. Cette colonne installée en 1840 n'a pas toujours été là, du temps de Napoléon, il s'agissait d'un éléphant en plâtre qui servait de fontaine. Dire qu'en dessous de cette colonne reposent les corps des révolutionnaires d'antant, sans doute mêlés à quelques momies  égyptiennes, du moins, c'est ce que l'on suppose.

Bastille (5)

La colonne sert également de rond-point et à de nombreuses sorties, j'essaie de repérer les fameux tracés de la forteresse d'autrefois. Ils sont bien là, dans leur couleur différente du reste : des pavés bruns marquant le sol comme un plan. Hélas, pas moyen de prendre suffisament de hauteur pour voir l'ensemble. Je repère également le plan de la plan posé sur l'une des façades que le restaurant en dessous a pris soin de ne pas cacher par la toile de sa terrasse. Dans une rue adjacente également, le restaurant où l'on peut vraisemblablement trouver le dernier cachot existant de ce que fut cette prison.

Bastille (7)

Sans prendre le temps de demander au patron si c'est bien vrai, je remonte la rue qui doit me conduire jusqu'à la Seine. Et c'est au bout, dans le petit square Henri-Galli, que repose la base d'une des tourelles de la forteresse, déplacée ici en souvenir du monument. Je reste assez surpris de la taille de cette tour qui laisse présager la grandeur de l'édifice. Si grand et il n'en reste rien ? Quel dommage ! Mais c'est pour le bien de la liberté m'aurait-on répondu au XVIIIe siècle.

Bastille (12)Bastille (13)

Je remonte alors la Seine pour rejoindre le canal de l'Arsenal. A ce niveau-là, une belle écluse permet de rejoindre la Seine. Une ligne de métro passe juste au-dessus, et quel spectacle cela doit être lorsque les deux véhicules se croisent, l'un sur l'eau, l'autre sur rails.

 

C'est précisément ici que je suis revenu avec mon amie qui m'a fait passer le long de cette écluse pour rejoindre le quai le long de la Seine. Au loin, Notre-Dame accueille les péniches arrivant, tandis que ces dernières doivent passer sous la passerelle du Quai de la Rapée où passe le même métro de la ligne 5 après avoir traversé la Seine pour rejoindre Bastille. La balade est tout-à-fait charmante bien qu'un peu glauque les jours gris et froids. Mais revenons du côté de l'Arsenal où tout est calme dans cette eau verdâtre.

Bastille (1)

Les quais du canal sont en revanche très agréables à remonter. Le long des parois, à la base des murs, de vieilles grosses pierre de couleurs identiques à celles que l'on peut trouver dans le métro et sur la tour. C'est avec ces pierres de la Bastille démontée cet ancien fossé de l'enceinte a été conçu. Un peu plus loin, des jardins ont été aménagés autour de parcs pour les enfants. Le calme plat de l'eau et les rires des bambins au milieu de ce chemin aménagé est très sympathique, et on est désormais bien loin de cette forteresse qui fut un symbole pour la nation française vers la liberté.

 

Article suivant : La Gloire de la République

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