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EskaWorld

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La trilogie Pusher, une descente dans l'enfer des dealers...

Publié par Eska sur 16 Avril 2010, 21:34pm

Catégories : #Cinéma

pusher.sized.pngTitre : Pusher

Réalisateur : Nicolas Winding Refn

Année : 1996 (Pusher), 2004 (Pusher II), 2005 (Pusher III)

Pusher : Frank et Tonny revendent de l'héroïne que Frank achète au trafiquant serbe Milo. Une transaction importante devient alors un coup monté par la police pour les arrêter. Afin de ne pas être soupçonné, Frank jette la drogue dans l'eau. De retour face à Milo sans drogue, ni argent, il tente de trouver un moyen de rembourser sa dette. Le trafiquant ne lui laisse que quelques jours avant de perdre patience.

Pusher II - du sang sur les mains : Tonny sort de prison et retrouve son père, un chef de gang respecté surnommé "Le Duc". Leur affaire est essentiellement de voler et revendre des véhicules. Lors d'une transaction pour un achat de drogue à Milo, Kurt, croyant à une arrivée de la police, se débarrasse de la drogue. Désespéré d'avoir jeté sa marchandise suite à une fausse alerte, il tente alors de faire croire à une arnaque contre lui. Pendant ce temps, Tonny se démène avec son père et découvre en même temps qu'il a un fils. Il va alors régler ses comptes et tenter d'échapper à tout cela.

Pusher III - L'ange de la mort : Le trafiquant serbe Milo a décidé d'arrêter de se droguer. Pour l'anniversaire de sa fille, il doit préparer à manger pour de nombreux convives tout en réglant une réception d'héroïne qui s'avère être de l'ectasy. Il fait appel à des dealers qui ne reviennent pas. Contrarié, et devant rapidement rembourser son fournisseur, il est contraint d'accepter un marché. Alors qu'il accueille dans son bar une transaction d'un tout autre genre, le manque et une absorption de speed le rende nerveux au point de tuer 2 malfrats. Il va alors faire appel à l'un de ses anciens hommes de main pour se débarrasser des corps.

Cette trilogie se veut violente, il est vrai que le sujet qui y est abordé n'est pas rose et n'est pas à mettre entre toutes les mains. Et pourtant, au-delà de cet aspect mauvais genre, les films se révèlent être très humanistes, se terminant pour la plupart sur des notes positives, que ce soit Frank qui se rend compte de ses erreurs et de ce qui l'attend, Tonny qui acceptera son rôle de père protecteur ou Milo qui mettra sans doute définitivement un terme à sa carrière. On peut aussi y voir l'aspect négatif d'une société pleine de vices où même la police est corrompue.

La réalisation est intense. Une caméra nerveuse qui marque par son grain d'image tellement présent qu'il donne l'impression d'être devant des images d'archives. Les cadres sont parfois innovants, soignés dans leur imprécision, et placés à des endroits stratégiques qu'on peut se demander comment se tenait le cadreur pour filmer telle ou telle séquence. La bande sonore est elle aussi nerveuse, entre les musiques et les effets sonores, comme ceux du 3e film, lorsque Milo a mal au crâne à cause de son manque, nous dérangeant l'écoute lorsque pour une fois, ce n'est pas le regard.

Et puis cette retrouvaille avec les mêmes protagonistes d'un film à l'autre est tout simplement sublime. Milo, magistralement interprété par Zlatko Buric, que l'on voit comme un sacré pourri dans le premier film, n'apparaît que brièvement dans le second, avant de devenir un personnage touchant dans le dernier film. Une sorte de mafieux qui tombe dans le repentir, se sentant dépassé par des événements qu'il savait parfaitement maîtriser autrefois.

Le personnage de Tonny, quand à lui interprété par Mads Mikkelsen, est aussi très intense. Persécuté par son père, il en retirera le bon comme le mauvais. Et cet impuissant sexuel, sans doute castré par le pouvoir que son père exerce sur lui, se trouvera finalement un nouvel espoir de survie dans l'image d'un fils qu'il ne voulait pas accepter comme le sien.

Voilà une trilogie qui mérite d'être vu, à déconseiller au moins de 16 ans tout de même, car il faut avoir les tripes bien accrochées, ces mêmes tripes qui seront décrochés et réduites en bouillie à la fin de cette trilogie, je ne vous en dis pas plus.

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