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EskaWorld

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Culturellement indépendant


La vie est belle, icone d'une Amérique solidaire

Publié par Eska sur 18 Octobre 2010, 10:34am

Catégories : #Cinéma

la-vie-est-belle.jpgLa vie est belle

(It's a Wonderful Life)

 

Frank Capra

 

1947

 

A la veille de Noël, tout le monde prie pour Georges Bailey, si bien que Dieu décide d'envoyer un ange sur terre pour l'empêcher de commettre l'irréparable. George a rêvé de voyage toute sa vie, mais les événements l'ont contraint à reprendre l'entreprise paternelle pour éviter que sa petite ville ne tombe entre les mains d'un entrepreneur sans scrupule. Mais ce soir-là, George ne parvient pas à combler le trou de 8000 dollars, malencontreusement égarés par son oncle. C'est alors que l'ange Clarence rentre en scène pour lui montrer que sa vie n'a pas été inutile.

 

Quand on voit ce film, on comprend qu'il fasse partie des grands classiques de la culture américaine, diffusée chaque année à la période de Noël, pour redonner espoir à tout ceux qui se sentent un peu malheureux. Le pitch apparaît en fin de film : "Un homme ne connaît pas l'échec s'il a des amis". Aujourd'hui ce type de film pourrait paraître idiot, mais avec Capra derrière la caméra, c'est tout le contraire.

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Et c'est sans aucun doute grâce à James Stewart qui interprète comme il se doit son personnage. D'abord rêveur ambitieux, il devient malgré lui un casanier qui n'a jamais quitter sa ville natale. Rongé par ses espoirs, il redécouvre ses anciens amis partis faire fortune, ou son frère devenu héros de guerre, tandis que lui ne gagne que quelque sous pour reloger des malheureux. Un chapitre étonnant et fort du film, celui où Georges souhaite ne jamais être venu au monde. Dès lors, tout ce qu'il a accompli ne s'est jamais produit, les gens sont devenus aigris, violent, la petite ville de Bedford Falls s'est transformée en bouge populaire sans âme, et sa femme n'est qu'une pauvre bibliothécaire malheureuse et vieille fille.

 

C'est ce que j'aime dans ce personnage, qu'il ne puisse réaliser ses rêves, mais qu'il reste droit dans ses engagements, refusant la corruption pour une vie meilleure, mais s'interrogeant sans cesse sur ses actes. A-t-il fait les bons choix ? Qu'est-ce qui compte le plus à ses yeux : son entourage ou lui-même ? Bien sûr il est le représentant d'une image politique fortement ancré socialiste, aidant les plus démunis à accéder à la proprié, contrairement à son concurrent, capitaliste et sans scrupule, prêt à tout pour se débarasser de lui et escroquer les gens pour son propre compte.Et au milieu de toute cette histoire, Capra nous offre une vision de Dieu très personnelle, à la fois amusante et non provocatrice, par la discussion entre étoiles et galaxies dans le ciel. Dieu et les siens n'ont que faire de ce qui compte tant aux yeux des hommes : l'argent.

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Enfin, je ne peux pas m'empêcher de vous parler de quelques scènes fétiches de ce film :

  • Lorsque James Stewart et Donna Reed dansent sur la piste s'ouvrant au-dessus de la piscine.
  • Le jeu de séduction entre James Stewart lorsque Donna Reed est au téléphone avec un de ses prétendants : un gros plan magnifique où la tension monte,où le dialogue téléphonique devient inutile tant l'image est criante du désir des 2 personnages qui n'osent s'avouer la vérité en face.
  • Lorsque James Stewart découvre que sa femme lui a préparé une soirée romantique à la place de leur voyage de noces dans une maison délabrée.
  • Quand James Stewart se rend compte que la vie est belle et qu'il se met à courir dans la rue en souhaitant "Joyeux Noël" aux gens et magasins qu'il croise sur son chemin.

 

Ainsi, tout est bien qui finit bien dans cette comédie que l'on regrette de ne pas voir plus souvent sur nos écrans français.

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