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EskaWorld

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Le Complexe du Castor, un grain de folie pour du bonheur...

Publié par Eska sur 2 Juin 2011, 14:06pm

Catégories : #Cinéma

le-complexe-du-castor.jpg

 

Le Complexe du Castor

(The Beaver)

 

Jodie Foster

 

2011

 

Après être tombé dans une grave dépression qui risquent de lui faire perdre sa famille et son travail, Walter tente de reprendre le contrôle de lui-même grâce à une marionette trouvée dans une poubelle. Grâce au Castor, Walter va reconquérir sa famille et son travail et découvre que sa marionette semble bien décidée à ne pas le laisser tomber. Mais Walter n'est pas encore prêt à s'en séparer.

 

Je n'ai pas grand chose à dire sur ce film, si ce n'est qu'il m'a véritablement emballé ! Les critiques n'avaient pas torts, Mel Gibson est formidable dans son rôle. Il opère une sorte de duo avec lui-même sous l'apparence d'une marrionette de castor à la fois touchante et parfois effrayante. Par moment, l'acteur va même jusqu'à s'effacer totalement pour ne laisser la place qu'au Castor. Ce n'est pas un travail de ventriloque que Mel Gibson opère ici, bien au contraire, il s'agit vraiment d'une double personnalité. La présence de ce Castor à l'écran dénote et amuse, car il vole littéralement la vedette aux têtes d'affiche. Mel Gibson, qui avait annoncé ne plus vouloir revenir devant la caméra il y a plusieurs années, nous montre ici qu'il a encore énormément de talent à nous offrir !

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A ses côté, Jodie Foster n'en fait pas des tonnes non plus, et ça c'est un bon point, c'est que ni l'un ni l'autre des acteurs ne tentent de tirer la couverture vers eux pour s'imposer à l'écran. Bien au contraire, ils jouent leur rôle de manière simple et efficace, ce qui valorise davantage les jeunes acteurs qui les acompagnent dans cette comédie. Anton Yelkin ayant délaissé son accent russe de Star Trek (J.J. Abrams, 2009) pour un rôle nettement plus poussé et intéressant, celui d'un fils qui sait imiter les autres pour surtout éviter de ressembler à son père. On retrouve également la jeune Jennifer Lawrence, présente également dans X-Men : First Class (Matthew Vaughn, 2011) et qui dont le jeu plein de retenu dénote totalement avec son visage d'ange type teen de blockbuster.

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Si la réalisation de Jodie Foster est d'une belle simplicité, le scénario est également d'une belle complexité. Le film n'explique pas vraiment ce qui a conduit les personnages dans cette situation. Walter est dépressif, son fils aîné est troublé par l'idée de lui ressembler et de finir comme lui, tandis que le plus jeune se plonge dans la solitude la plus totale au point d'en devenir invisible. C'est un véritable drame familiale qui se joue devant nous avec beaucoup de sincérité et d'humanisme, et c'est avec beaucoup d'émotion que nous assistons à son évolution. C'est un message fort sur le bonheur et l'estime de soi qui est délivré à travers ce film, et l'image du Castor lui donne une touche beaucoup plus universelle qu'un quelconque acteur.

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Amusant, loufoque, sympathique et touchant, Le Complexe du Castor est rellement une belle surprise comme on s'y attend peu. Ah qu'elles sont rares ces petites pépites de cinéma !

 

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