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EskaWorld

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Culturellement indépendant


Quelques Westerns série B de John Wayne

Publié par Eska sur 21 Janvier 2011, 15:46pm

Catégories : #Cinéma

Quelques mots sur ma petite collection de westerns de série B, la plupart avec John Wayne. Une collection que l'on trouve de plus en plus dans le commerce, mais que vous pourrez découvrir à moindre frais sur un site de vente vraiment pas cher, autant vous le dire : c'est discount ! (mais non je fais pas de pub caché voyons ! )

 

Ce que j'aime de manière générale dans ces vieux films, c'est leur charme, la qualité de l'image noir et blanc qui donnerait presque à regarder un vieux film de famille, les crépitements de la bande sonore et les voix nasillardes des personnages, les faux raccords flagrants d'un plan à l'autre, le style appuyé des personnages et surtout les cascades, parfois périlleuses, certaines que l'on sait sans protection, d'autres où l'on voit un tas de sable dans lequel le personnage saute à pieds joints, ou encore l'enregistrement plus lent des course-poursuite qui, une fois à vitesse normale, donnent l'impression que les cavaliers vont à toute vitesse. Mais le plus drôle reste quand même les séquences de duel et de fusillades, où les cow-boys ne prennent pas le temps de viser, et parfois ne se soucient même pas de savoir si leur canon est droit, et pourtant ça fait mouche !

 

Vous l'aurez compris, pour moi, l'intérêt des vieux films, c'est justement tous les défauts qui font qu'il s'agit de vieux films d'époque. Au-delà du support, je trouve qu'ils sont d'excellents moyens de voir à la fois les qualités et les défauts de la réalisation. Il y a sans nul doute plus à apprendre de ces vieilles séries B que sur des films plus récents. Après, à chacun de reprendre à sa façon tous ces éléments.

 

Si vous ne connaissez pas le site www.archive.org, il s'agit d'une librairie multimédia totalement gratuite et légale, les éléments présentés étant souvent des documents d'archives ou dont les droits sont tombés dans le domaine public, ce qui est sans doute le cas de ces films, produits pour la plupart par Paul Malvern pour Lone Star Production, de 1933 à 1935.

 

Mais place à chacun des films où je vous livre leur résumé et un petit commentaire. N'hésitez pas à compléter pour ceux que vous avez vu, ou si vous connaissez d'autres titres, je suis preneur !


 le chevalier du destin

Le Chevalier du Destin

(Les Cavaliers du Destin - Riders of Destiny)

Robert N. Bradubury

1933

 

En arrivant en ville, Sandy Saunders secoure une jeune femme poursuivi par des les conducteurs d'une diligence, lesquels sont en réalité les hommes de main de Kincaid, un entrepreneur verreux qui cherche à récupérer les terres des fermiers contre sa réserve d'eau, la seule suffisament importante pour les récoltes et le bétails des fermiers de la région. Saunders révèlera alors sa véritable identité et cherchera à mettre fin aux agissements de l'odieux Kincaid.

 

John Wayne, son cheval blanc (signe de la pureté de son cavalier), sa petite guitare et sa marche déhanchée, voilà une image qui a sans doute marqué bon nombre de spectateurs. Ici on le découvre face à des hommes de main idiots, lesquels remplacent le fameux duo comique durant quelques scènes, sans toutefois nous donner envie de sympathiser.

L'histoire est intéressante, jouant sur les difficultés d'obtenir des ressources dans l'Ouest, et où des hommes peu recommandables cherchent à imposer leur loi à leur seul profit. A voir, notament pour le duel classique au milieu du film et la joie des animaux et des hommes lors du retour de l'eau dans la rivière.

 

Disponible sur Archive.org.

 


sagebrush trail

 

Sagebrush Trail

(Justice pour un innocent)

Armand Schaefer

1933

 

John Brant s'échappe de prison pour retrouver le vrai meurtrier du crime dont il est accusé. Sur son chemin, il croise Joseph Conlon qui lui permet d'intégrer une bande de hors-la-loi prêts à dévaliser banques et diligences. Lors d'un passage en ville, il croise la belle Sally dont il tombe amoureux et organise avec elle la défaite des bandits. Il découvrira alors que le tueur qu'il recherche fait partie de la bande.

 

L'agilité de John Wayne est bien plus impressionnante que son jeu dans ce film, davantage laissé à Lane Chandler, plus sûr de lui semble-t-il face au jeune cow-boy.

L'intrigue n'est pas la meilleure, même si ce genre de film en apprend davantage sur la construction d'un scénario et la réalisation, avec ses gros plans sur des détails qui ont un sens, mais que l'on trouverait parodiques à l'heure actuelle.

Le style reste celui d'un film rapide et intense, pareil à une nouvelle plus qu'à un court-métrage, mais on se plaît à regarder ce film, surtout pour sa fusillade finale lors d'une course-poursuite assez rythmée.

 

Disponible sur Archive.org.

 


le texan chanceux

 

Le Texan chanceux

(The Lucky Texan)

Robert N. Bradbury

1934

 

Après ses études, Mason rejoint son vieil ami Benson dans son ranch. Tous deux découvrent un beau filon d'or mais décident d'en profiter secrètement avant de révéler son emplacement. Mais c'est sans compter sur les deux lascars à qui ils revendent chaque jour leur or et qui se mettent en tête de dérober le ranch de Benson. Croyant l'avoir tué, ils font accuser Mason, n'attendant plus que le jugement pour récupérer leurs biens. Mais Benson est bien vivant.

 

Alors même si le film ne ressemble pas totalement au résumé que j'en ai fais, il faut le voir ! A vrai dire je l'ai trouvé hilarant et assez bien foutu. Bon, la réalisation reste bien celle de Bradbury, avec notamment ses panoramiques rapides qui lui permettent de créer des ellipses temporelles et géographiques, c'est toujours aussi maladroit et en même temps très ingénieux je trouve.

Mais ce que je retiens le plus de ce film, c'est d'autres aspects de mise en scène et de scénario. Lors d'une course poursuite, le personnage de John Wayne décide de prendre un raccourci en se jetant dans une sorte de travée destinée à acheminer l'eau vers la rivière. Si j'ai bien vu, il prend enfourche une longue branche et se laisse glisser sur la pente. Mais la pente n'étant pas assez forte, ils ont du recourir au stop motion pour faire cela. Et voilà John Wayne dans un bel effet saccadé, mais bien foutu, qui semble flotter sur le ciment alors qu'il est accroupi sur sa branche. Magnifique drôle !

Ensuite, le film nous offre une magnifique scène de course-poursuite mêlant cheval, voiture et une espèce de wagon sur rail. Alors que le personnage de John Wayne se jette sur le wagon pour assommer l'un des bandits, l'autre manque plusieurs fois de se faire percuter par la voiture qui n'hésite pas à traverser juste devant à chaque passage à niveau !

Enfin, 2 séquences hilarantes viennent marquer ce film : l'une où les escrocs tentent d'arracher une gourde remplie d'or du dos d'une mule qui bien sûr refuse de se laisser faire, et l'autre à la fin, lorsque Benson vient annoncer au tribunal que son ami n'est pas coupable, et ce déguisé en femme. Bref, même si le film souffre un peu de son rythme, il est à voir !

 

Disponible sur Archives.org.

 


à l'ouest des montagnes

 

A l'Ouest des Montagnes

(West of the Divide)

Robert N. Bradbury

1934

 

Après la découverte d'un bandit mort sur leur chemin, Ted Hayden décide de se faire passer pour lui afin de découvrir ce qui se trame avec un certain Gentry et son gang. Ce dernier cherche par tous les moyens à récupérer un ranch voisin. Mais en l'infiltrant, Ted pense qu'il apprendra des choses sur le mystérieux individu qui a tué son père et dont il veut se venger.

 

Malgré une très piètre qualité du son, et un ajout néfaste de musique électrique type aventure, le scénario tient assez bien la route, avec pas mal de rebondissements. Le suspens est aussi présent du début à la fin, que ce soit le devenir de la jeune fille, touchée par une balle perdue, la folle chevauchée de la carriole conduite par un pauvre petit garçon désemparé, ou le combat titanesque opposant Ted et Gentry, entremêlé de course-poursuite et de cascades. Bon en fait, les mêmes éléments que d'habitude, et comme d'habitude, ça se laisse agréablement bien regarder.

 

Disponible sur Archives.org.

 


panique à yucca city

 

Panique à Yucca City

(Blue Steel)

Robert N. Bradbury

1934

 

Le shérif fait équipe avec Carruthers qu'il croit être coupable du vol du coffre d'un hôtel. Sur leur chemin, ils aident miss Mason, poursuivie par des bandits, alors qu'elle était chargée de ramener de la nourriture en ville. Privés de ressources, les villageois seront contraints de laisser leurs terres à Malgrove, un odieux industriel qui souhaitent profiter des filons d'or cachés sous les fermes.

 

Sous ses aspects de western, ce film est monté comme une sorte de Vaudeville, riche en quiproquo, celui du shérif, ayant regardé par un trou dérobé, qui a vu Carruthers penché devant le coffre, alors que ce dernier, caché des regards dans le hall de l'hôtel, a bien vu Danti, le bandit au foulard à pois, dérober l'argent.

Si les courses poursuites à cheval sont moins intenses que dans les autres films, John Wayne a la part belle en combat à main nue, dont il sort vainqueur à tous les coups. Le film nous offre également l'une des cascades les plus spectaculaires, avec miss Mason, allongée sur le sol après que son cheval ait été descendue, John Wayne sautant de son cheval sur ceux du chariot, pour récupérer la belle au passage au moment où ils passent dessus, avant de la repropulser sur son cheval. Du grand art, qui fait sourire, mais du grand art quand même.

Le personnage de John Wayne commence à en imposer davantage, il apparaît moins comme jeune séducteur, et semble davantage diriger l'action.

 

Disponible sur Archive.org.

 


the man from utah

 

The Man from Utah

(L'homme de l'Utah)

Robert N. Bradbury

1934

 

Après avoir mis en défaite 3 bandits, John Weston est engagé par le Marshall pour participer à un rodéo. Sa mission est de s'infiltrer au sein du groupe des champions, lesquels sont suspectés de mystérieux meurtres. Mais pour cela, John doit se laisser séduire par la belle espagnole sous le regard jaloux de la belle Marjorie, la fille du juge de la ville.

 

Ce film est de toute beauté, car il nous montre l'un de ces grands rodéos de l'Ouest. De larges plans montrent une foule immense, tandis que devant elle ont lieu de multiples défilés de cow-boys et d'indiens. Les numéros présentés sont également des prises réelles des différents show qui ont servi le film. Les acteurs sont alors insérés dans plans resserrés, un procédé simple mais habile pour tromper le spectateur. Par contre, il ne faut pas craindre ce genre de démonstrations où les cow-boys montrent l'étendue de leur savoir en se mettant à terre bon nombre de têtes de bétails.

 

Le scénario quand à lui reste des plus classiques : John Wayne agit toujours en agent secret alors qu'il n'était qu'un simple vagabond. Si à l'époque tout cela à avait un sens, aujourd'hui les premières minutes du film paraissent amusantes, John Wayne débarquant sur son cheval blanc, poussant la chansonnette, sa guitare à la main. S'ensuit un duel où les coups de feu partent sans même qu'il prenne le temps de viser, mais où les balles touchent quand même leur cible. Encore un grand moment du western d'époque !

 

Disponible sur Archives.org.

 


randy rides alone

 

Randy rides alone

(Randy le Solitaire)

Harry L. Fraser

1934

 

Randy Bowser est accusé à tort de meurtre. Il parvient à s'enfuir de prison grâce à l'aide de Sally Rogers, la nièce du tenancier du saloon dans lequel repose un magot de plusieurs milliers de dollars. Poursuivi par le shérif et ses adjoints, Randy découvrira la planque de Marvin Blake, le véritable meurtrier. Intégrant la bande, il déjoue le complot que visait ce dernier en récupérant le saloon de Rogers.

 

Très ennuyeux comme film. Ennuyeux dans le sens où le scénario est très pauvre et sans grand intérêt. Juste un pauvre cow-boy malchanceux, une fois de plus accusé à tort, et qui n'a d'autre choix que d'intégrer la bande de hors-la-loi pour permettre à la justice de les retrouver. En lisant le résumé, j'ai d'abord cru qu'il s'agissait de la même histoire que Sagebrush Trail, mais non.

Si John Wayne en impose par sa carrure, quoi qu'un peu fluette à cette époque, il n'en impose pas face à la justice, il serait même carrément docile, se laissant faire sans broncher. Mais à part des course-poursuite à cheval, il y a très peu de séquences dialogués, on retrouve ici et là quelques passages déjà-vu : Randy qui échappe au shérif en plongeant dans l'eau (Sagebrush Trail), ou l'utilisation de la dynamite qui va guérir plutôt que détruire (Le Chevalier du Destin).

Gros moment de frayeur tout de même lorsque Randy, grimpant à une échelle, est repoussé dans le vide et tombe du haut d'une falaise, mais la chute, si elle a pu émouvoir à l'époque, fait aujourd'hui figure de parodie. L'explosion finale prouvera une fois de plus la ruse de cet agent de l'état qui veut faire cavalier seul.

 

Disponible sur Archive.org.

 


neath the arizona skies

 

Neath the Arizona Skies

(Sous le Soleil d'Arizona)

Harry L. Fraser

1934

 

Chris Morell doit retrouver le père de sa petite filles adoptive s'il veut que celle-ci touche les 50 000 dollars qui lui sont dus suite aux excavations de pétrole de ses terres. Mais la somme attire la convoitise de malfrats, dont le cruel Sam Black qui se lance à leur poursuite. Mais Chris se verra aussi confronter à des pilleurs de banque, un crime dont il risque d'être accusé à tort.

 

Voilà une histoire un peu plus sympa, où John Wayne donne la réplique à la petite Shirley Jane Rickert, une charmante petite fille qui a du répondant. Le scénario est un peu plus complexe que d'habitude : deux groupes de bandits vont croiser le chemin de Chris, le premier pour kidnapper la fillette, et le second va profiter de son inconscience pour échanger ses vêtements avec lui, seul détail que le banquier a retenu durant le hold-up.Et pour compliquer les choses, ce bandit n'est autre que le frère de son meilleur ami qu'il apprend décédé par leur soeur dont Chris tombera bien évidemment amoureux.

Fraser fait évoluer son style, notament dans les courses-poursuites à cheval où il utilise les travelling avant, ce qui donne une impulsion de plus à ce moment intense. Le reste ressemble bien évidemment à une sorte de théâtre, scène sur laquelle les cow-boys s'en donnent à coeur joie, notamment lors de la fusillade finale.

 

Disponible sur Archive.org.

 


the desert trail

 

The Desert Trail

Robert N. Bradbury

1935

 

John Scott et son complice Kansas Charlie participent à un rodéo. Mais refusant que leur gain soit divisé à cause du manque de moyens, ils forcent le dépositaire à leur donner la somme qui leur est due. Durant leur fuite, ils ne voient pas que 2 bandits attaquent le dépôt, les faisant passer pour les tueurs. Recherchés par la police, ils fuient à Poker City où ils comptent bien retrouver l'homme qui leur a fait ce mauvaise coup.

 

Si vous avez du mal à comprendre l'histoire, c'est bien normal, elle est assez complexe. Il est d'ailleurs difficile de savoir qui a tort ou raison, le personnage de John Wayne étant cette fois-ci considéré comme un bandit du début à la révélation finale. La relation entre John et Kansas est aussi difficile à comprendre. Pour les doux yeux d'une fille, ils n'hésitent pas à se faire des entourloupes.

 

Enfin, le début du film est assez amusant lorsqu'on le voit à la suite de The Man from Utah, puisque l'on retrouve les mêmes images prises lors du rodéo, John Wayne effectuant exactement le même passage que précédemment. A croire qu'il faut rentabiliser. 

 

Disponible sur Archives.org.

 


le cavalier de l'aube

 

Le Cavalier de l'aube

(The Dawn Rider)

Robert N. Bradbury

1935

 

Alors qu'il vient retrouver son père, John Mason le découvre pris dans un hold-up où ce dernier se fera tuer par un homme portant un foulard à pois. Chevauchant à leur poursuite, John est légèrement blessé. Il se rétablira aux côtés d'Alice Gordon dont il tombe amoureux. Mais très vite, John découvre que l'assassin de son père est Rudd, le frère d'Alice.

 

Voilà un western comme on les aime, avec de bonnes bagarres, de bonnes courses-poursuites, et surtout un duel final attendu. Bien sûr, on n'est pas au même niveau que High Noon, mais les enjeux sont de taille entre les deux adversaires. Le reste est agrémenté d'humour noir, avec notamment un croque-mort déçu qu'il ne se passe pas grand chose, ou un cow-boy provoquant, s'amusant à faire danser ses adversaires à coups de revolver.

 

Bon, reconnaissons malgré tout que l'on nous sort du réchauffé : le fameux foulard à pois, déjà présent dans Neath the Arizona Skies, ou encore le nom du personnage, John Mason, déjà vu dans bon nombre de films. Est-ce le même ? Je n'en suis pas sûr, mais passons. Pour le reste on sent quand même que le genre évolue chez Malvern, même si cela ne dura plus très longtemps après...

 

Disponible sur Archives.org.

 


lawless range

 

Lawless Range

Robert N. Bradbury

1935

 

Alors qu'il rejoint le ranch d'Emmett, John Middleton empêche un vol à main armé. Le shérif décide alors de l'envoyer enquêter sur la disparition d'Emmett. Il semblerait qu'une bande de voleurs sème le désarroi dans la vallée, braquant les convois de marchandises et affaiblissant les fermiers pour qu'ils vendent leur ranch qui auraient bien plus de valeurs qu'ils ne l'imaginent...

 

Le début est amusant puisqu'on traite encore de rodéo, le personnage de John Wayne s'entraînant pour battre le record. Mais les évènements nous amène à une autre histoire, comme si les producteurs voulaient nous faire passer le message que cette fois-ci, on laisse tomber le rodéo. Encore une fois, on retrouve les mêmes ingrédients que d'habitude : un personnage qui se fait passer pour un autre, une magouille pour récupérer des ranchs, ruses, chansons, courses-poursuites et duels.

 

Mais une fois de plus, à vouloir trop en faire, on complexifie le scénario à tel point qu'il devient difficile de comprendre le cheminement de pensée des personnages. Middleton censé se faire passer pour un autre, qui reste lui-même avant d'être pris pour cet autre, avouez que ce n'est pas évident à comprendre. Complexité dans les images aussi, si les affrontements de plusieurs dizaines de cavaliers sont impressionnants à voir, on finit par ne plus savoir qui s'oppose à qui, qui tire sur qui, bref, qui est qui. Dommage.

 


helltown

 

Helltown

(Born to the West / La Ville du Diable)

Charles Barton

1937

 

Dare Rudd, un vagabond, veut rejoindre son cousin Tom pour obtenir de l'argent afin d'aller jouer au poker. En chemin, il tombe en pleine bataille entre les hommes de Tom et ceux de son rival Hammond. S'associant avec les mauvais, il retrouvera finalement son cousin qui lui propose de conduire le troupeau. Mais Hammond cherche toujours à le voler.

 

Avec Helltown, on quitte les productions de Lone Star pour celles de la Paramount. Et là, on sent le changement de moyens avec des décors plus costauds, plus somptueux. John Wayne reste le héros séducteur qu'il a toujours été, n'hésitant pas même à s'opposer à son cousin pour le coeur de la belle demoiselle.

 

Le script change également pas mal par rapport aux autres productions. Si l'humour est toujours présent, l'histoire est elle aussi plus travaillée. Finis les bagarres, les duels et autres course-poursuites, même s'ils restent des éléments incontournables du genre, ici j'ai eu le plaisir de voir une partie de poker. Dare se prétend être le meilleur joueur, mais que vaut-il face à une équipe de tricheur. Bien sûr, les bonnes mains de son cousin finissent par l'aider et la triche est mise à jour, s'ensuit alors une belle fusillade dans les montagnes. Non vraiment ça change !

 

Disponible sur Archives.org.

 


trouble in texas

 

Trouble in Texas

Robert N. Bradbury

1937

 

Tex Masters s'engage dans un rodéo. Il est également à la recherche d'un gang qui empoissonne les victimes capables de gagner à leur place. En chemin il rencontre la belle Carmen qui est un agent du gouvernement infiltré au sein du gang pour découvrir elle aussi la vérité.

 

Le seul film de la série qui n'est pas avec John Wayne, mais comme il reste un de ces films de série B de ma collection, je trouvais dommage de ne pas le citer, d'autant qu'il est également réalisé par Robert N. Bradbury, lequel garde toujours son style et ses péripéties récurrentes. A l'affiche cette fois-ci : Tex Ritter, une autre grande figure du cow-boy héros. A ses côtés, Rita Hayworth lui donne la réplique.

 

Comme pour bon nombre de films de Bradbury, l'histoire mêle histoire policière et western. Encore une fois il est question d'une infiltration de bande sous couvert d'anonymat et de vengeance. La cause des bandits reste la même : l'argent, les défis sont relevés à coups de poings, et la course-poursuite finale montre l'une de ces belles cascades que l'on sait complètement folle, où Tex passe sous le chariot et remonte jusqu'au chevaux d'attelage. Mais ce film révèle aussi un des aspects désormais oublié du western : la comédie musicale. Tex Ritter étant également chanteur, son personnage chante à plusieurs reprises durant le film. Rita Hayworth nous offre également une prestation de danse, un peu simpliste mais agréable.

 

Enfin, qu'en est-il du rodéo ? Nous avions déjà vu que The Man from Utah et The Desert Trail utilisaient les mêmes images de foule et de rodéo, et bien ici c'est exactement la même chose ! On retrouve les défiles, les indiens, les démonstrations de "tombé", de lasso, etc. Un léger tri a été fait pour ne pas garder toujours les mêmes images, et le même procédé de personnages cadrés séparément est utilisé. L'humour est également présent avec le complice de Tex, n'hésitant à se faire passer pour le héros, ou quelques répliques savoureuses, du type "nous avons un différent à régler, si vous avez une pièce aux meubles solides".

 

Disponible sur Archives.org.

 


A noter qu'il manque plusieurs films de Lone Star Production, réalisés par Robert N. Bradbury : The Star Packer (1934), The Trail Beyond (1934), The Lawless Frontier (1934), Texas Terror (1935) et Rainbow Valley (1935). Ils sont visibles sur le net, mais ils ne font pas partie de ma collection.


Au final, ces films sont tous plus ou moins calqués sur le même schéma, reprenant souvent les conflits : industriels voulant récupérer des terres, quiproquos sur le personnage de John Wayne, qui se laisse toujours passer pour la victime avant le retournement de situation, etc. Mais le plus flagrant reste sans doute que cette série de films avec John Wayne, dont d'autres existent, produits par Malverne également, marque la saga James Bond de l'époque, John Wayne, interprétant toujours un personnage différents, ne révèle son identité, souvent un marshal ou un shérif, qu'à la fin du film, où il séduit la jeune demoiselle (sans même qu'elle ait son mot à dire, trop sous le charme du cow-boy). Son cheval blanc brille comme une Aston Martin au soleil et son cavalier se tient toujours la tête haute, fidèle à sa posture déhanchée et son sourire tombeur. Et bien entendu, il se doit d'être le plus rapide au révolver. A ses côtés, on retrouve souvent les mêmes acteurs : George "Gabby" Hayes en complice de John Wayne, ou encore Yakima Canutt.

 

Le Western, film de l'Ouest, a toujours mis en avant les paysages inoccupés. A travers tous ces films, lors des courses-poursuites entre autre, les personnages passent parfois au second plan tant le cadre large donne à voir le terrain rocheux ou désertique qui les entoure. Ce paysage est souvent le raison d'être de ces cow-boys et hors-la-loi qui, une fois en ville, sont ramenés au centre de l'image resserrée. Mais comme je le disais, c'est toujours lorsqu'ils sont à cheval que les personnages ont tout l'espace pour galoper. Sur certains films, le cadre se veut si large que le son est presque inaudible, donnant l'impression d'être face à un film muet. Et en voyant ces films, on comprend bien pourquoi John Ford a par la suite mis en valeur les paysages de Monument Valley qui lui sont si chers.

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Yves 26/08/2017 10:10

Salut !
Ces petits westerns sont vraiment sympas.
John Wayne les qualifiait avec tendresse de "crackies".
Ce qui est sûr, c'est qu'il y a appris son métier, qu'il y a blanchi sous le harnais.
C'est un bon exemple pour les jeunes d'aujourd'hui : il faut en baver pour réussir ! On ne devient pas "Ethan Edwards" ou "Tom Doniphon" en un jour !
J'aime bien m'en regarder un de temps en temps : il sont courts (51mns...) : on ne s'ennuie pas, et, comme tu le décrits fort bien, ils sont pleins de charme, faits avec 3 bouts de ficelles et d'une naïveté qui fait du bien en ces temps de cynisme. Ils pourront également plaire au jeunes enfants, leur faire découvrir le western en douceur.
Merci pour ton article, qui me rassure un peu (je ne suis pas le seul à apprécier !).

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