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Culturellement indépendant


The Expendables, du muscle et rien d'autre

Publié par Eska sur 24 Août 2010, 07:59am

Catégories : #Cinéma

expendables

 

Expendables : Unité Spéciale

(The Expendables)

 

Sylvester Stallone

 

2010

 

Petite pause dans mon agenda des visites parisiennes, Expendables est le film que je voulais voir en ces fins de vacances, c'est désormais chose faîte. Mais une fois de plus, si j'adore les films d'action du genre, la réalisation a tendance à décevoir.

 

The Expendables est une unité spéciale formée des meilleurs hommes surentraînés, chacun ayant des compétences dans un domaine précis : tir au révolver, lancée de couteau, combat au corps à corps, etc. Les missions qu'ils choisissent consistent généralement à s'occuper de missions de sauvetage souhaitées par quelques riches industriels. Cette fois-ci, c'est un certain Mr Chapelle qui leur demande de s'occuper d'un général sur une île sud-américaine. Sur place, avec leur contact Sandra, ils se rendent compte de la difficulté et doivent décliner l'offre. Mais Barney refuse de laisser leur belle contact dans les mains de ces cruels soldats et décide d'y retourner pour la libérer.

 

C'est bien le film d'action classique de chez classique du type année 80-90. Une unité spéciale avec des hommes aux multiples compétences, une île ravagé par un pouvoir despotique corrompu par un exploitant de cocaïne, une population désoeuvrée et une mission à remplir pour l'honneur plus que pour l'argent. Le scénario est clair : on envoie 5 hommes affronter une armée pour libérer une femme. Et là, c'est bien le style, façon Commando (Mark L. Lester, 1985) où Schwarzenegger affrontait à lui tout seul une petite armée pour libérer sa fille, ou encore Bruce Willis qui libère sa femme, prisonnière de la tour Nakatomi aux mains d'une quarantaine de preneur d'otages dans Piège de Cristal (John McTiernan, 1988), sans parler encore des diverses Rambo, notamment Rambo III (Peter Macdonald, 1988) où Stallone lui-même envahit l'Afghanistan pour libérer son ami, prisonnier d'une forteresse d'un général russe.

 

Bref, nos gros bras ne sont pas dépaysés et on les retrouve pour la première fois tous les trois à l'écran, Willlis dans son costume d'homme dur et implaccable, Schwarzy qui, dans une entrée triomphante de lumière tel le Messie des films d'action, nous sortira ses meilleurs blagues, davantage autour du Governator que du Terminator, et Stallone se fait tout petit au milieu des deux. Si cette scène ne parle pas aux moins de vingt ans, pour les plus anciens, elle est tout simplement jubilatoire, même si un peu trop légère, pour leur première rencontre, on s'attendait à mieux.

 

Et pour le reste aussi, si Stallone se dit que le mythe de son image de héros solitaire ne vend plus, alors il doit faire équipe avec d'autres gros bras pour se monter en puissance. C'était déjà le cas avec John Rambo (Sylvester Stallone, 2007) où il s'associait avec une équipe de mercenaire pour libérer un groupe d'humanitaire, conduit par une femme dont là aussi il est sous le charme. Il est d'ailleurs intéressant de voir que les personnages de femme dans ces films sont loin des nouvelles icônes de films d'action que l'on veut en faire. Ici, pas de combat entre 2 tigresses enragées (comme on peut souvent en voir maintenant, comme par exemple G.I. Joe - Le réveil du Cobra (Stephen Sommers, 2009) ) mais comme simple femme, loin de toute cette violence physique et considéré comme engagée plutôt qu'enragée, mais qui peine à faire sortir son charisme.

 

Et ce n'est d'ailleurs pas la seule à peiner. Si Jason Statham et Jet Li sont désormais les nouveaux héros, solitaires et musclés, des films d'action, une fois qu'ils sont réunis à l'écran, la mayonnaise ne prend pas. Entre Stallone qui cherche à tout pris à ne pas faire de l'ombre, Statham a qui l'on offre une jolie topless mais qui se retrouvera pris dans une histoire d'amour décevante et Jet Li dont on ne sait pas quoi faire d'autre que de se moquer de sa petite taille, ainsi que 2 autres personnages dont on a tout simplement oublié le nom tant ils sont secondaires, les personnages ne savent pas quoi se dire, enchaînent des répliques sans saveur et cherchent davantage à imposer leur image à l'écran qu'à prendre part à l'histoire qui les concerne. Et nos 3 grands héros sont bien malmenés : chacun perdant une bataille et échappant de justesse à une mort certaine. Et oui, ils ne sont si plus si jeunes que ça nos gros bras. On comprend désormais pourquoi Bruce Willis et Schwarzenegger ont eut un traitement de faveur en ne faisant qu'une apparition simple et décalée afin de ne pas nuire à leur image qui brille toujours autant dès que l'on ressort leur films d'autrefois. Et une fois de plus, on cherche à nous imposer la séquence émotion de Mickey Rourke qui ne passait déjà pas dans The Wrestler (Darren Aronofsky, 2008) devant laquelle Stallone a du avoir une révélation.

 

Mais le plus décevant, c'est la réalisation. Il faudrait que Stallone arrête de regarder des séries télé et se remettent à voir des films au cinéma ! Entre une caméra elle aussi bien malmenée durant les combats et des giclées de sang plus pixellisés que réalistes, on a du mal à se laisser prendre par le film. Ce qui est dommage, car ils ont mis le paquet sur les explosions, nous offrant d'ailleurs une scène tout simplement grandiose à bord d'un hydravion. Mais le reste nous donne l'impression de regarder un film trop vite fait, bâclé, et finalement loin de ces films d'autrefois, encore si réaliste, le tout ponctué d'un nombre incalculable de gros mots, désormais acceptés dans les traductions françaises.

 

Ainsi, Expendables est un film bien musclé qui au final ne fait rien ressortir de fort, tant au niveau des acteurs que des scènes d'action. Un film d'action un peu banal pour ces superstars du combat à l'écran. Dommage car il y avait tant à faire à leur potentialité...

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Jérémy Zucchi 24/08/2010 11:28


Personnellement il ne me disait pas grand chose ce film... Et puis de toute façon tant que Cécile n'a pas fini son mémoire on ne va pas au cinéma! J'ai même pas encore vu "Inception", moi qui
attendait tant de le voir, ouiiiiinn !!! (c'est comment déjà, les smileys qui pleurent?)


Eska 24/08/2010 17:05



C'est mieux que tu attendes, la pression sera retombé, tu seras sans doute moins déçu comme ça...


le smiley qui pleure c'est :'(



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