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EskaWorld

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Culturellement indépendant


La Guerre de Cent ans et la chute des Valois

Publié par Eska sur 18 Novembre 2010, 19:20pm

Catégories : #Histoire

 

Introduction : L'Histoire de France au rythme du Métronome

 

De Château de Vincennes à Palais-Royal-Musée du Louvre

XVe et XVIe siècle

 

32. Petit passage du côté des Halles

(Article précédent : La Tour Jean Sans Peur)

 

 

Avant de rejoindre le Louvre, je décide de faire un petit détour par le Forum des Halles, situé juste à côté de la Tour Jean Sans Peur. Et il est intéressant ce Forum des Halles, du moins, ce que l'on peut encore en voir en surface. Désormais tout est dessous, caché de la vue du simple passant qui ne saurait se douter de tout ces magasins qui se trouvent en dessous jusque vers la Bourse du Commerce. Pendant que sa muraille se construisait, Philippe Auguste avait acquis les terrains des Halles et permit ainsi aux marchés de prendre de l'ampleur. Mais ce n'est pas tant cette partie des Halles qui m'intéresse.

 

A vrai dire, je n'aime pas les Halles. Je trouve l'ensemble étroit, inadapté, sinistre, chacun se monte dessus pour prendre l'escalator dans un sens ou dans l'autre, d'autant que c'est un vrai labyrinthe ce centre commercial ! Et pis, il y a un élément qui touche tout le monde mais que peu ose dire vraiment : bon sang, ce que ça pue ! Entre Châtelet non loin et les Halles, dans tout le Forum, aussi bien au-dessus qu'en dessous et surtout dans le métro, c'est certainement l'une des odeurs les plus abjectes de Paris ! Pourtant les gens se baladent sans cesse dans ce coin-là, comme si de rien n'était.

 

Je m'approche de la Place Joachim-du-Bellay avec au centre l'ancienne fontaine des nymphes, devenu par la suite la fontaine des Innocents après son déplacement. Autour de cette fontaine, il n'est pas rare de voir des gens assis tranquillement à discuter, des parents faisant une pause et nourrissant leur progéniture bien calé au fond de sa poussette. Mais savent-ils qu'autrefois, ce lieu à proximité du marché était le cimetière des Innocents, construit à l'époque des Mérovingiens et qui servait surtout de fosse commune.

Les Halles (2)

Et ceci explique cela. Ce lieu a emmagasiné des milliers, voire des millions de cadavres, parfois simplement dans des cercueils de bois. Plusieurs siècles de d'amoncellement de corps en putréfaction : les pauvres, les personnes mortes de maladies, les soldats, les victimes des révoltes et des guerres, tout y passait. Il ne faut pas oublier qu'à l'époque de sa construction, ce lieu était situé en-dehors de Paris. Jamais les gens de cette époque n'auraient pu imaginer que plus tard, ce lieu désolé serait au centre même de la Capitale des Francs. Et le cimetière existait encore alors que le marché des Halles grandissait. Après les fripes, les marchands de vin, de blé... jusqu'au bouchers, tuant les bêtes directement sur place. Après la putréfaction des corps, c'est le sang des bêtes qui a imprégné le sol. Une amie est bien d'accord avec moi : les Halles, ça pue la mort. Le cimetière fut fermé au XVIIIe siècle et les ossements transportés là où ils reposent encore : dans les catacombes de Paris, du côté de Denfert-Rochereau. Mais nul doute qu'il doit rester ici encore quelques corps ensevelis.

 

Mais laissons de côté ce cimetière et dirigeons-nous de l'autre côté de l'immeuble, immeuble situé justement à l'emplacement d'un de ces charniers. De l'autre côté donc, c'est la rue de la Ferronerie. Et cette rue est intéressante. Je m'avance tranquillement sur ce chemin pavé, regardant les magasins en mouvement à droite et à gauche, ainsi que les restaurants. Et puis je suis attiré par un logo sur le sol. Un emblême royal plus précisément, et pas n'importe quel roi, puisqu'il s'agit d'Henri IV, roi de France et de Navarre.

Les Halles (1)

En fait, cet emblême marque l'emplacement où il a été assassiné par Ravaillac. Un chariot s'étant renversé plus loin, bloquant l'accès de la rue, ses gardes se précipitant pour aider, et là, c'est le drame. Ravaillac sort un couteau et poignarde le roi dans son chariot sans surveillance. Ici le roi est mort, vive le roi !

 

Je continue alors mon chemin pour jusque vers le Louvre.

 

Article suivant : Le Palais Royal au Musée du Louvre

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